VIDÉO - Chauffeur tué à Bayonne : sa veuve et ses filles à l'épreuve de la confrontation aux accusés

par La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Jeanne Quancard, Hortense Villatte, Julia Rivarin
Publié le 15 septembre 2023 à 14h26

Source : JT 13h Semaine

Il y a trois ans, Philippe Monguillot, chauffeur de bus de Bayonne, a été roué de coups par deux passagers qui refusaient de porter un masque.
Le procès de cette agression mortelle s'est ouvert ce vNThendredi matin.
Une épreuve pour sa veuve et ses filles, confrontées pour la première fois aux deux accusés.

Entourée de sa famille, Véronique Monguillot s'avance fébrilement vers la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques ce vendredi matin, avec dans ses bras une photo de son mari. "C'est un mois avant qu'il parte... Sa dernière photo en vie. C'est tout ce que j'ai à dire", lâche-t-elle dans un sanglot. Ce procès, la veuve de Philippe Monguillot et leurs trois filles l'attendent depuis trois ans.

Le 5 juillet 2020, le chauffeur de bus bayonnais conduit deux passagers sans titre de transport. Il leur impose d'en acheter un. Plus tard dans la journée, ces deux mêmes hommes sont à nouveau dans le car. Cette fois-ci, les individus ne portent pas de masque sanitaire. La situation dégénère. Le chauffeur de bus donne un premier coup, puis se fait violemment frapper par les individus.

Laissé en état de mort cérébral, le père de famille succombe à ses blessures cinq jours plus tard. Un drame qui avait ému la France entière. En juillet 2020, une marche blanche avait rassemblé des milliers de personnes. Ce vendredi matin, certains étaient encore présents sur les marches du palais de justice pour soutenir la famille, confrontée pour la première fois aux accusés. "Je crains qu'on soit déçus. Je pense qu'on risque de rester sur une absence totale d'évolution, une absence totale de regrets",  estime dans le reportage de TF1 en tête de cet article Me Alexandre Novion, avocat de la veuve et des trois filles de la victime. 

Lors de l'audience ce vendredi, les deux accusés en ont toutefois exprimé. "Je ne suis pas un monstre, je n'ai pas voulu faire ça à Philippe Monguillot, cette histoire me hante", a déclaré l'un d'eux, assurant à plusieurs reprises être "une personne normale".  Le second a dit vouloir "payer sa dette à la famille de la victime, même si c'est impossible", et "laver la honte faite" à sa propre famille.

Ces deux hommes âgés de 25 ans sont tous les deux jugés pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Car l'année dernière, rebondissement, la préméditation n'a finalement pas été retenue. "La cour d'appel a considéré que parler de préméditation, de rencontre recherchée, était un mensonge", fait valoir Me Thierry Sagardoytho, l'avocat de l'un d'eux. Déjà connus de la justice, les deux accusés, qui comparaissent avec un homme jugé pour les avoir hébergés, encourent jusqu'à 30 ans de prison.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Jeanne Quancard, Hortense Villatte, Julia Rivarin

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