REPORTAGE - "J'ai une chambre libre" : le bel élan de solidarité des Marseillais après l'effondrement du 17, rue de Tivoli

par L.T. | Reportage TF1 : Paul Géli, Maroine Jit, Pauline Lefrançois
Publié le 11 avril 2023 à 16h51, mis à jour le 11 avril 2023 à 17h52

Source : JT 13h Semaine

Après l’effondrement d'un immeuble au 17, rue de Tivoli, les Marseillais se ruent dans les centres de collecte pour offrir vêtements et produits d’hygiène aux personnes relogées.
Commerçants et habitants sont nombreux à se mobiliser.

La solidarité s’organise dans les rues de Marseille. Toute la matinée ce mardi, des habitants se sont pressés dans une mairie d’arrondissement transformée en centre de collecte, les bras chargés de dons. "J’ai amené des déodorants et des habits à moi en très bon état", lance une jeune femme. Peu de temps après l’ouverture, les tables sont déjà recouvertes de dons généreusement offerts par les habitants qui refusaient de rester les bras croisés. "J’habite le quartier, c’est une rue que je connais bien avec potentiellement des gens que je connais aussi. La solidarité, c’est important. C’est le minimum", estime une autre jeune femme. "Si on est tous solidaires ensemble, je pense qu’on y arrivera", poursuit une autre. 

Les bars et les cafés du quartier se mobilisent également. Dans un bistrot, le propriétaire a mis en place une cagnotte pour les secours et les personnes délogées. Elle déborde. "Les gens viennent et nous donnent dix euros, 20 euros. Hier, je les accrochais au tableau avec un aimant, mais il y a eu trop d’argent", affirme Adrien, le patron. "Je me mets un peu à la place de ces pauvres gens. Je fais le geste, mais je le fais vraiment entier", confie un client du café. 

Des habitants proposent spontanément leur aide avec des solutions de relogement. "J’habite le quartier et j’ai une chambre qui est libre. J’ai adressé à Adrien que je connais très bien mon numéro pour qu’éventuellement une personne sans logement puisse venir", sourit une Marseillaise. 

Des dons d’eau et de nourriture

L’entraide se manifeste jusque dans la rue, comme en témoigne cette directrice de supermarché qui a rempli un caddie de provisions destiné aux secours. "On fait profiter un petit peu les pompiers et la police. Ils peuvent boire, manger… Ils viennent au magasin et ils prennent ce qu’ils veulent", affirme Danielle Hernandez, directrice d’un Super U. 

Les commerçants se montrent solidaires, à l’instar de cette boulangère qui, grâce aux dons de ses clients, offre café et viennoiseries aux personnes relogées ainsi qu’aux pompiers. "C’est important déjà parce qu’on est humains. Ils aident, ils travaillent plus de 40 heures, ils ne dorment pas. On sait très bien ce qu’est la fatigue", déclare Erika, gérante de la boulangerie A la fournée de Provence. 

Quant aux personnes qui ne peuvent pas donner, elles expriment leur compassion aux familles des victimes dans le cahier de doléances disposé à la mairie de Marseille.        


L.T. | Reportage TF1 : Paul Géli, Maroine Jit, Pauline Lefrançois

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