Le 13H

Landes : les ambulances d'une petite commune visées par une cyberattaque avec demande de rançon

Publié le 8 décembre 2022 à 15h38
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Les attaques informatiques ne concernent pas que les grands établissements de santé.
Une société d'ambulances de Peyrehorade, dans les Landes, vient d'en être victime, avec demande de rançon.
Le JT de TF1 s'est rendu sur place.

Depuis presque deux jours, pour cette société d'ambulances, c'est le système D. "Dans l'urgence, on a réussi à sortir les plannings papier jusqu'à samedi inclus. C'est retour au papier crayon, 15 ans en arrière...", se désole Marianne Huor, co-gérante des ambulances des Trois Cantons à Peyrehorade. Il était 17h30 mardi lorsque cette entreprise d'ambulances landaise a constaté une panne informatique. Elle comprend alors rapidement qu'elle est victime d'une cyberattaque. "Mon mari a voulu allumer le logiciel métier, ça ne marchait pas. Le logiciel métier a pris la main sur l'ordinateur, a regardé les fichiers et a dit qu'ils étaient en train d'être cryptés, donc que nous étions en train de subir une cyberattaque", explique Marianne Huor.

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Agenda des transports en partie effacé, logiciel de factures et de prescriptions vidé... des milliers de données sont perdues. Un scénario qui rappelle l'attaque informatique de l'hôpital de Dax il y a deux ans, ou plus récemment celle de Versailles. Sauf qu'ici, il s'agit d'une petite entreprise de 20 employés, située dans une commune de moins de 4000 habitants. Et cela inquiète beaucoup les patients. "Il y a quand même des informations sur ma fille, la mutuelle, la CPAM... Ce n'est pas rassurant", soupire une femme. "Je ne pensais que ça arriverait dans notre petite ville de Peyrehorade. Je trouve que ce sont des voyous, c'est honteux, s'insurge une autre. Nous, on a travaillé toute notre vie pour avoir quelque chose, ils veulent de l'argent facile et ça je ne le supporte pas".

Une demande de rançon a en effet été faite par les pirates : 2 500 dollars à verser en monnaie virtuelle. "Ce qui est incroyable, c'est qu'ils donnent l'adresse mail, les codes et la démarche à suivre pour un paiement", indique Nicolas Huor, l'autre co-gérant de la société. Pas question pour lui de leur donner satisfaction. Car rien ne dit qu'après paiement, les données seraient récupérées. Les gendarmes et l'Agence régionale de santé sont alertés, mais restent bien malgré eux impuissants.


La rédaction TF1 Info

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