De plus en plus de vols sont constatés chez les agriculteurs.
Cela arrive notamment sur des produits auxquels on ne s'attend pas, comme la lavande et les fraises.
Des producteurs des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse témoignent.

Rémy Euloge, lavandiculteur, n'en revient toujours pas. En plein milieu de son champ, 200 plants de lavandin ont disparu. "Là, il y avait un plant de lavandin. Celui qui l'a pris a tiré le plant", montre-t-il dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus. Tout a été dérobé en une nuit. "C'est du jamais-vu, un tel nombre de plants volés. Des fois, les gens en prennent trois ou quatre pour mettre chez eux, mais comme ça, jamais", déclare-t-il. 

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la culture du lavandin est une économie importante. Les plants de cette variété de lavande peuvent se revendre jusqu'à dix euros l'unité dans certaines jardineries. À Salignac, les habitants sont tous surpris par ce vol inédit. "Je trouve ça incroyable, plutôt que de laisser le lavandin pour avoir le plaisir de promener, d'avoir des jolis paysages", s'insurge une femme. "C'est révoltant de voir qu'on s'attaque aux agriculteurs. Ce sont eux qui nous font manger", se désole Angélique Euloge, maire de Salignac. Le lavandiculteur a porté plainte et les gendarmes ont ouvert une enquête.

Vu l'inflation des matières premières, il risque malheureusement d'y avoir des gens qui essaient de voler
Christophe Charin, producteur de fraises

À quelques kilomètres, dans le département voisin, les gendarmes ont déjà démarré des patrouilles la nuit et le week-end. Et ce car les vols sur les exploitations agricoles sont de plus en plus nombreux. Dans le Vaucluse, les producteurs sont inquiets à l'approche de la récolte des premières fraises. "Automatiquement, vu l'inflation des matières premières, il risque malheureusement d'y avoir des gens qui essaient de voler", raconte Christophe Charin. 

L'année dernière, ils se sont fait subtiliser près de 200 kilos de fraises en une nuit, soit plus de 2000 euros de pertes. "Là, il y avait vraiment, à mon avis, une volonté de le revendre le lendemain. Mais bon, comme rien ne ressemble plus qu'une fraise à une autre fraise, malheureusement, on n'a pas pu déceler à quel endroit ils ont vendu", poursuit Christophe Charin. La mairie de Caderousse va installer des caméras de surveillance pour dissuader les pilleurs. Car ces produits dérobés sont difficilement identifiables, même s'ils se retrouvent souvent sur les étals des ventes à la sauvette ou à domicile. 


L.T. | Reportage TF1 : Pauline Lefrançois, Henri-Paul Amar

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