En mai dernier, le maire de l'Hospitalet-près-l'Andorre en Ariège s'inquiétait de la recrudescence de la contrebande de cigarettes venue d'Espagne.
Un an plus tard, rien n'a changé et les aller-retour sont de plus en plus nombreux.
Le JT de TF1 est retourné sur place.

À l'Hospitalet-près-l'Andorre en Ariège, plus aucun véhicule n'est abandonné dans le village. "Il y a un an, il y avait une épave de voiture qui servait pour les trafiquants", raconte Arnaud Diaz, le maire, dans le reportage de TF1 ci-dessus. Des épaves, il y en avait en permanence, comme le JT de TF1 l'avait filmé à l'époque, laissées par les trafiquants de cigarettes. Sur une image d'amateur prise en mai 2023, on les voit repartir par dizaines vers la montagne. 

Depuis, les contrôles de la gendarmerie se sont intensifiés dans le village. "Ils viennent toujours, mais ils sont moins présents parce qu'ils sont embêtés par les contrôles. Et après, il y a peut-être un peu moins de fréquence parce qu'avant, ils étaient là quand même assez régulièrement", poursuit l'édile. 

"D'importantes saisies"

Résultat, les saisies de cartouches ont triplé : 11 000 en 2022 contre 35 000 l'an dernier. "On a réalisé aussi d'importantes saisies de numéraires, 12 000 euros pour le blanchiment de contrebande", souligne le colonel Frédéric Wagner, le commandant du Groupement de gendarmerie de l'Ariège. Mais c'est insuffisant pour endiguer complètement le problème. L'Hospitalet est une porte d'entrée sur la France depuis l'Andorre. Une situation qui fait d'elle une plaque tournante du trafic de cigarettes depuis des années. En France, une cartouche coûte aujourd'hui entre 110 et 125 euros, contre 35 à 40 euros en Andorre. 

Depuis son balcon, Freddy observe toujours les trafiquants. "Regardez la place sur le parking, il y a que des trafiquants. C'est leur point de chute ici. Et ce n'est pas un ou deux ou trois, c'est dix ou quinze qui se garent", lance-t-il. La bonne nouvelle cette année, une gendarmerie doit s'implanter dans le village en octobre prochain. De quoi rassurer les commerçants. "Les trafiquants vont être un peu dissuadés. Qu'à l'époque, ça nous est arrivé de devoir les appeler pour qu'ils interviennent parce que les trafiquants ne voulaient pas quitter le magasin. Il faut plus d'une heure pour qu'ils arrivent", indique David Bonzom, le gérant de la boulangerie "Le fournil de Louise" à Tarascon-sur-Ariège.

En un an, le nombre de gardes à vue liés au trafic de cigarettes en Ariège a été multiplié par quatre.  


V. F | Reportage TF1 : Stacy Petit et Anne Aguerre

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