Vols en série dans les cimetières : un père et ses deux fils, inconnus des services de police, arrêtés dans le Grand Est

par La rédaction de TF1info | Reportage Khélian Yousfi, Laurence Claudepierre, Guillaume Chieze
Publié le 24 avril 2024 à 16h20

Source : JT 13h Semaine

De nombreux cimetières de l'Est de la France ont été victimes de pillages ces derniers mois.
Les enquêteurs ont interpellé un père et ses deux fils pour ces vols en série.
Une équipe de TF1 s'est rendue sur place.

Huit mois après, les cicatrices sont encore là. Des marques de clous, de statuettes manquantes, arrachées aux sépultures de ce cimetière, victime, comme une quarantaine d'autres dans l'Est, de vols en série. Les auteurs présumés de ces vols viennent aujourd'hui d'être retrouvés. 

"C'est une famille de personnes qui avaient besoin d'argent, et qui ont trouvé comme moyen d'aller récupérer des statuettes dans les cimetières où il n'y a personne, explique à TF1 le chef d'escadron Sébastien Roché, commandant de la compagnie de gendarmerie d’Altkirch. C'est un petit peu un moyen facile de récupérer des valeurs et après de les échanger contre de l'argent en espèce, en Allemagne, à des revendeurs". 

Durant leurs huit mois d'enquête, les gendarmes ont recueilli des témoignages de voisins qui les ont orientés sur la piste d'une voiture sombre, aperçue près des cimetières pillés. La semaine dernière, les gendarmes arrêtent un père de famille d'une soixantaine d'années et ses deux fils, inconnus des services de police.

"On ne touche à un cimetière !"

Une satisfaction pour le maire d'Altkirch, la plus grande des communes touchées. "Ça fait toujours l'effet d'un soulagement, parce qu'on a toujours peur qu'il y ait une forme d'impunité d'une certaine forme de délinquance, réagit Nicolas Jander face à notre caméra. Là, ça n'a pas été le cas et c'est une bonne chose". 

C'est l'été dernier que les premiers vols d'ornements, comme cette statue de la Vierge que montre notre reportage, ont été recensés. Des objets souvent en bronze, vendus six euros le kilo. Au total, 270 plaintes et plus de 300 déprédations. Parmi elles, la tombe des parents de Christian Roth. Depuis l'évènement, il a pris des précautions, notamment en scellant l'ensemble des plaques, mais la douleur chez lui reste intacte. "Il y a des choses à ne pas faire, tempête-t-il. On ne touche pas à un cimetière, c'est nauséabond, pitoyable et lamentable". 

La famille interpellée restera placée en détention provisoire jusqu'à son jugement pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs.


La rédaction de TF1info | Reportage Khélian Yousfi, Laurence Claudepierre, Guillaume Chieze

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