La France face à une sécheresse majeure

Sécheresse : avec la "police de l’eau", dans les Alpes-Maritimes

Léa Tintillier | Reportage TF1 Kevin Berg, Bruno Taïb
Publié le 24 juillet 2022 à 13h11
JT Perso

Source : JT 13h WE

Dans le port de Beaulieu (Alpes-Maritimes), il est interdit de laver son bateau avec de l’eau potable sous peine d’une amende.
Les clubs de golf, gros consommateurs d’eau, sont aussi surveillés.

Sur le port de Beaulieu (Alpes-Maritimes), des agents administratifs traquent les plaisanciers qui lavent leur bateau. Depuis le début de la sécheresse qui frappe la Côte d’Azur, la préfecture a formellement interdit toute utilisation d’eau potable entre 9h et 19h. 

Audrey Massot, cheffe du pôle eau à la direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes, a repéré un plaisancier en pleine infraction. "Ils sont clairement en faute puisque là, ils sont raccordés directement à la borne. Donc c’est bien de l’eau potable qui est utilisée et on voit bien que le tuyau va jusqu’au devant du bateau là où c’est mouillé. Il y a bien un lavage en direct", affirme-t-elle devant le bateau d’un plaisancier. 

Ce touriste anglais s’en tire avec une simple mise en garde. En cas de récidive, il devra payer une amende de 1500 euros. "C’est complètement interdit, c’est de l’eau gaspillée", poursuit Audrey Massot. Un rappel à l’ordre peu apprécié. "Ce n’est pas normal. C’est stupide", peste le plaisancier anglais. 

Ces contrôles réguliers ne sont pas toujours bien acceptés. "C’est un problème grave, mais il faut qu’on mette tout à plat. Quand j’entends effectivement qu’on ne peut pas arroser des jardins, c’est pourtant la nature", dit une femme. 

Les clubs de golf sous surveillance

Les clubs de golf sont des autres lieux sous surveillance. Car l’arrosage des pelouses demande beaucoup d’eau. Un arrêté préfectoral impose une réduction de la consommation de 40%. Pour s’assurer qu’un golf respecte les règles, les agents ont une méthode infaillible. Ils vérifient les compteurs. Les propriétaires du Monte-Carlo golf club ne sont pas en règle. Ils sont quatre millions de litres d’eau au-dessus de la limite autorisée. 

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Mais le gérant s’inquiète. S’il n’arrose pas assez, il craint de lourdes conséquences économiques. "Le coût de ré-engazonnement, si on laisse tout bruler, ça chiffre à des millions", explique le directeur du golf. Pour l’instant, les sanctions sont rares, mais les contrôles pourraient être renforcés jusqu’à la fin de l’été. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Kevin Berg, Bruno Taïb

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