ARRESTATION - Un professeur de français de 51 ans a été interpellé et placé en garde à vue le 30 mars, avant d'être présenté à un juge. Soupçonné d'avoir violé et agressé de nombreux mineurs en Thaïlande, en Malaisie, aux Philippines et en Inde, il faisait l'objet d'une enquête depuis une première arrestation en Thaïlande.

Un homme de 51 ans a été interpellé à Besançon et placé en garde à vue le samedi 30 mars, avant d'être présenté à un juge d'instruction, qui l'a mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs et sur mineurs de 15 ans, détention, acquisition et captation en vue de sa diffusion d'images à caractère pornographique d'un mineur, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime et corruption de mineurs de plus de 15 ans, a indiqué le parquet de Paris à LCI. Selon une source judiciaire, il aurait commis ces crimes en Thaïlande, en Malaisie, aux Philippines et en Inde.

Ce professeur de français qui enseignant à Singapour hors du cadre de l'Education nationale,  vivait en Malaisie depuis plusieurs années. Il est soupçonné d'avoir fait de très nombreuses victimes, selon une source proche de l'enquête. sans doute plusieurs dizaines. En particulier des jeunes garçons. Selon cette même source, il faisait l'objet d'une enquête préliminaire en France après avoir été arrêté une première fois en Thaïlande. Des médias locaux avaient relayé cette arrestation, qui a eu lieu à Bangkok le 4 février.

Comment a-t-il pu rentrer librement en France avant d'être arrêté ?

Les policiers thaïlandais, qui ont organisé une conférence de presse après cette première arrestation, indiquaient avoir interpellé le Français dans une chambre d’hôtel avec deux jeunes garçons de 13 et 14 ans. Ils précisent également trouvé une caméra, plus de trente préservatifs, et un ordinateur contenant des vidéos du suspect en train de violer un jeune garçon. On ignore à cette heure pourquoi le suspect, près de deux mois après cette première arrestation, a pu rentrer librement en France.

Selon Le Parisien, l'homme est rentrée en France le 30 mars en avion, "pour rendre visite à ses parents à Besançon", dans le Doubs. C'est là que les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) l'ont interpellé, avec un téléphone portable contenant "des dizaines de photos et de vidéos" dans lesquels l'homme "se mettait en scène avec ses jeunes victimes asiatiques". Le suspect aurait "cherché à minimiser" pendant sa garde à vue, poursuit le quotidien, en "reconnaissant uniquement ceux pour lesquels il a été interpellé en flagrant délit".


La rédaction de TF1info

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