Soupçons de corruption à la mairie d'Agde : la voyante, écrouée pour corruption, ne fera pas appel

par A.S
Publié le 3 avril 2024 à 18h50

Source : JT 20h WE

Le maire Les Républicains d'Agde (Hérault), Gilles d'Ettore, a été mis en examen le 21 mars, pour "prises illégales d'intérêts et corruption", et placé en détention provisoire après avoir été piégé puis corrompu par une médium.
Cette femme de 44 ans, qui se présente comme voyante, médium et "guérisseuse", a également été placée en détention provisoire.
Elle vient de renoncer à faire appel de ce placement et restera donc en prison.

L'affaire de la voyante, du maire, et de la voix d'outre-tombe a fait beaucoup de bruit au moment de sa médiatisation. Le 21 mars, le maire Les Républicains d'Agde (Hérault), Gilles d'Ettore, a été mis en examen, notamment pour "prises illégales d'intérêts et corruption", et placé en détention provisoire après avoir été piégé puis corrompu par une médium. 

Cette femme de 44 ans, qui se présente comme voyante, médium et "guérisseuse", a également été placée en détention provisoire au même moment pour "escroqueries, recel de détournements de fonds par une personne dépositaire de l'autorité publique, recel de corruption et travail dissimulé".

La quadragénaire, qui avait prévu de faire appel de son placement détention, a finalement renoncé, annonce Midi Libre ce mercredi alors que l'audience devant la chambre de l'instruction est prévue jeudi 4 avril. Elle devrait donc rester en prison… Contactée par TF1info, son avocate Me Clarisse Limouzin n'avait pas encore répondu à notre demande de confirmation ce mercredi soir.

Une décision attendue pour le maire vendredi

Le maire Gilles d'Ettore a lui demandé sa remise en liberté mardi. Devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier, l'avocat général a pour sa part demandé le maintien en détention de M. d'Ettore, 55 ans, à la tête d'Agde depuis 2001. 

Le représentant du ministère public a réclamé, et obtenu, que l'audience se tienne à huis clos afin d'écarter tout risque de "pression", de "concertation" et de "collusion". La cour d'appel rendra sa décision vendredi 5 avril.

Devant les enquêteurs, Gilles d'Ettore avait reconnu avoir été convaincu de l'existence de "la voix" et que cette femme, qu'il considérait comme sa fille, "était douée de pouvoirs surnaturels". Il n'aurait réalisé avoir été victime d'une escroquerie que lorsque les enquêteurs lui ont montré une vidéo de la femme en train de modifier sa voix.  En revanche, il a nié avoir commis un quelconque délit.


A.S

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