Des squatteurs qui occupaient un immeuble lyonnais ont attaqué la propriétaire en justice après en avoir été expulsés.
Ils réclament de pouvoir accéder à "leur domicile", remis en état, ainsi que des dommages et intérêts.
Alors que la décision doit être rendue la semaine prochaine, une équipe de TF1 a rencontré la propriétaire, dont l'immeuble est totalement saccagé.

800 mètres carrés vandalisés, pas une pièce n’a été épargnée. "C’est terrible de voir son immeuble entièrement saccagé. Quand le squat s’est libéré et qu’on a pu se rendre compte des dégâts intérieurs, c’était assez violent", soupire Anne Gagneux, la propriétaire de ce bâtiment de Lyon occupé par des squatteurs pendant 18 mois, avant que ces derniers ne quittent les lieux en janvier. 

Avertie par le voisinage, la propriétaire récupère alors son bien et change les serrures. Un agent de sécurité garde désormais l’immeuble 24h/24. "Ici, on avait une fenêtre à la place de cette porte de garage. Des murs porteurs ont été entièrement cassés et la structure de l’immeuble est complètement à revoir", montre-t-elle dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. 

Anne Gagneux, promoteur immobilier, achète cet immeuble de bureau il y a deux ans et demi avec pour projet de le rénover. Entre temps, plusieurs squatteurs s’installent. Aujourd’hui, deux d’entre eux attaquent la propriétaire en justice. Ils estiment avoir été expulsés avant la date autorisée. "Ils portent plainte contre nous pour avoir repris possession de notre immeuble avant la date censée d’expulsion qui est le 31 mars", explique la propriétaire. 

Un plaignant exige que "son domicile" soit remis en état

Sur l'assignation en justice que montre notre reportage, l’un des plaignants exige de pouvoir accéder à son domicile, un logement remis en état et 5000 euros de dommages et intérêts. Contactée, l’avocate des plaignants n’a pas donné suite à notre demande d’interview. Les voisins, soulagés du départ des squatteurs, craignent de les voir revenir si la justice leur donne raison. Violence, bruit, la situation était devenue infernale. "C’était la fête. La musique à fond jusqu’à l’aube, les bagarres…", affirme Miloud Djendouli, agent de sécurité. 

Sur une vidéo, que vous pouvez retrouver dans notre reportage, on voit les squatteurs autour d’un feu allumé devant l’immeuble. Depuis son balcon, Alex avait une vue imprenable sur les faits et gestes des squatteurs qui avaient même installé une piscine sur le toit. "Là, c’était la 'teuf'. Ils étaient 30 ou 40. Ils ont installé des banquettes, ils ont installé des chaises. Ils étaient tranquillement en tenue d’Eve. Au bout d’un moment, on ne disait plus rien parce qu’on n’allait quand même pas déclencher une guerre."

Une décision de justice sera rendue le 14 mars prochain pour savoir si les squatteurs peuvent réintégrer l’immeuble. 


L.T. | Reportage TF1 : Nadia Hadj-Bouziane, Quincy Russell

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