VIDÉO - Homme tué par une balle perdue à Dijon : le cri de colère de sa fille

par Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Victor Topenot, Guillaume Vuitton
Publié le 27 novembre 2023 à 13h57

Source : JT 13h Semaine

Un quinquagénaire a été tué chez lui à Dijon dans la nuit de samedi à dimanche, victime collatérale de tirs en rafale visant un point de deal juste en dessous de son logement.
Sa fille a accepté de témoigner ce lundi auprès de TF1.

Il dormait tranquillement dans sa chambre quand une balle perdue est venue le faucher. Vers minuit et demi ce dimanche, des individus circulant en voiture ont effectué "plusieurs tirs d’armes à feu sur la façade" d’un immeuble du quartier sensible de Stalingrad, dans le nord-est de Dijon, connu comme un "point de deal", a indiqué le procureur de la République Olivier Caracotch. Selon qui l’homme de 55 ans "n’a été touchée que par le fait qu’il habitait immédiatement au-dessus"

"On s’est réveillé en sursaut, détaille ce lundi face aux caméras de TF1, des larmes dans la voix, sa fille de 23 ans. J’ai hurlé 'maman !' et le nom de mon frère. Il est venu dans la chambre pour nous dire de nous coucher au sol parce qu’il y avait beaucoup de tirs. Ma mère a demandé si mon père allait bien, mais mon frère lui a dit de ne pas se lever. On ne savait pas où on était, il y avait plein de fumée dans la maison. Et puis quand ça s’est calmé pendant deux minutes, on est allés le voir, et on a vu qu’il était mort..."

La jeune femme raconte qu’il y a quatre ans, une fusillade avait eu lieu, des balles atteignant déjà leur appartement du premier étage, sans faire de victime. Elle pousse un cri de colère : "On se doutait bien que ça finirait par arriver, lance-t-elle. Ça arrive partout malheureusement, pas qu’à nous. La France n’a rien fait pour nous aider. Personne n’a rien fait !"

Dans la résidence, l’incompréhension demeure. "C’est vraiment un tout petit quartier, donc on ne s’attend pas à ça ici", affirme une habitante. "Moi, je ne suis pas très surprise, témoigne une autre riveraine, sous couvert d’anonymat. Il y a un groupe de dealers qui traine là et fait sa petite vie. Chaque fois qu’on passe devant, on sent que ce n’est pas clair. Ce n’est pas rassurant."

Ce lundi, des renforts policiers, parmi lesquels la CRS 8, unité spécialisée dans les violences urbaines, ont été envoyés sur place. Selon les premiers éléments de l’enquête, le point de deal du rez-de-chaussée, "pas très actif mais référencé" par les forces de l'ordre, était visé. Les assaillants sont toujours activement recherchés par la police judicaire. Au pied de l’immeuble, au moins soixante douilles ont été retrouvées.


Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Victor Topenot, Guillaume Vuitton

Tout
TF1 Info