Léane, étudiante de 20 ans, a reçu près de 6000 euros d’amendes de la part de la SNCF.
La compagnie ferroviaire lui reproche d’avoir effectué des trajets sans avoir pris de billet.
En réalité victime d’usurpation d’identité, elle raconte son cauchemar à TF1.

Un calvaire qui n’en finit pas. Depuis un an et demi, la SNCF reproche à Léane d’avoir fraudé sur une vingtaine de trajets en train. Pourtant, cette étudiante de 20 ans n’a fréquenté la gare de Montpellier, où elle habite, que deux fois en deux ans. Léane est en réalité victime d’une autre jeune femme qui usurpe son identitée. "À chaque fois qu’elle se fait contrôler, elle donne mon nom et mon prénom et moi, je reçois à mon domicile toutes les amendes, majorées du coup, six mois après", se désole-t-elle auprès de TF1. 

Au total, le Trésor Public lui réclame près de 6000 euros. La dernière plainte de l’étudiante date du mois dernier. "Là, c’est un train qui est censé aller à Avignon, que j’étais censée avoir pris, mais que je n’ai jamais pris de ma vie", montre Léane. Avignon, mais aussi Montauban, Narbonne ou encore Bézier. "C'est des trajets que je ne fais pas du tout. Je ne me rends jamais dans ces villes-là en train. Donc c’était sûr que ce n’était pas moi", poursuit la jeune femme. Léane en a la preuve, car elle était en cours lors des fraudes. 

Une vingtaine d’amendes majorées de 140 à 300 euros

Elle continue pourtant de recevoir toutes les contraventions à son domicile. "J’ai toutes les amendes que j’ai reçues, il y en a près d’une vingtaine d’un montant entre 140 et 300 euros à chaque fois. Moi, je suis étudiante, j’habite chez mes parents donc c’est sûr que pour moi, c’était impossible de devoir régler cette somme", confie-t-elle. Contactée, la SNCF assure s’occuper du problème. 

En 2021, près de 3500 personnes ont été condamnées pour usurpation d’identité. Si vous en êtes victime, il existe des réflexes à connaître avant de porter plainte. "C’est d’abord collecter les éléments qui permettent de justifier que vous avez été victime d’usurpation, qui sont les copies d’écran, Internet, les documents qui vous sont envoyés, les témoignages qui prouvent que vous n’étiez pas là lorsque effectivement on vous a reproché une infraction", explique Me Marie-Isabelle Guérin, avocate pénaliste. L’usurpation d’identité est punie d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.


Léa Tintillier | Reportage TF1 Lise Cloix, Jean-Vincent Molinier

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