Pourquoi certaines gendarmeries vont réduire leurs horaires

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : A. Vieira, C. Brousseau
Publié le 18 avril 2024 à 14h41

Source : JT 13h Semaine

Le gouvernement avait annoncé, il y a quelques mois, la création de quelque 238 nouvelles brigades de gendarmerie d'ici à 2027.
Pourtant, en Charente, certaines de ces gendarmeries envisagent de réduire leurs horaires d'ouverture.
Le JT de TF1 s'est rendu sur place.

Le courrier a été envoyé à la mairie d'Aigre (Charente), fin mars : deux gendarmeries du secteur pourraient voir leurs horaires d'ouverture réduits de moitié. "Dans le projet, il n'y a plus que deux demi-journées d'ouverture pour Aigre, comme pour Montignac. Ce qui est incompréhensible. Au contraire, on a besoin d'une gendarmerie ouverte", déplore Renaud Combaud, le maire. 

Les gendarmes attestent que la fréquentation est trop faible à certains horaires. "C'est un cercle vicieux : forcément, en ouvrant moins la gendarmerie, vous allez avoir encore moins de personnes qui vont s'y rendre", poursuit l'édile, qui s'interroge : "Demain, ça veut dire la fermeture de nos gendarmeries ? C'est quand même un signal très négatif."

Les deux mairies, elles, espèrent faire annuler ce projet. Dans cette commune d'un peu plus de 1000 habitants, on s'inquiète de perdre un service public. "C'est une mauvaise chose. On était très bien il y a 20 ans : il y avait une gendarmerie complète, qui après a diminué, diminué... Une gendarmerie en milieu de campagne, c'est très important", estime une administrée. 

En compensation, une autre gendarmerie située à 15 kilomètres devrait élargir ses horaires d'ouverture. Mais l'objectif principal derrière ce projet est de changer la méthode de travail des agents. "Le gendarme, d'une certaine manière, transporte sa brigade. Chaque gendarme a maintenant son ordinateur portable et peut aller vers les gens, peut aller chez vous prendre votre audition. Et quand vous allez vers les gens, vous obtenez bien plus de choses que quand vous attendez à la brigade, par exemple", justifie le colonel Cédric de Penfentenyo de Kervéréguin, commandant du groupement de gendarmerie de la Charente.

Aucune décision définitive n'a été prise pour le moment. De prochaines réunions avec lés élus locaux sont prévus.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : A. Vieira, C. Brousseau

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