Qui dit vacances d’été dit aussi risque de cambriolages.
Comment les éviter ?
Une équipe du 20H vous dit tout.

Comme tous les ans pendant la période estivale, la vigilance est de mise. L’année dernière, quelque 200.000 cambriolages ou tentatives d’effraction ont été enregistrés dans toute la France (hors Mayotte), dont la plupart pendant l’été. Alors comment les éviter ? Si les systèmes de protection et d’alarme se modernisent, la solidarité entre voisins, en commençant d’abord par ouvrir l’œil, est essentielle. 

Pendant l’été, les quartiers résidentiels sont les plus vulnérables. Les propriétaires sont absents et les rues désertes, les voleurs en profitent. À Tournefeuille, en Haute-Garonne, la famille Lacabanne en a fait les frais récemment. "C’est arrivé un week-end, relate Pascal, dans la vidéo qui accompagne cet article. Les cambrioleurs ont cassé la poignée. Ils ont eu accès plus facilement au barillet et ils ont réussi à le casser et à ouvrir la porte."

C'est la deuxième fois que le domicile de la famille est forcé. Le montant du préjudice s’élève, au total, à plus de 4000 euros. "J’ai perdu tous les bijoux de ma famille, de mes grands-parents. Ça fait mal", témoigne Aude, sa compagne, au micro de TF1. "Là, ce qui est choquant, c’est qu’ils ont fouillé dans les chambres des enfants, pour y voler leur argent de proche. C’est ce qui m’a le plus heurté", explique Pascal. 

Des systèmes de plus en plus sophistiqués

Les cambrioleurs n’ont aucun scrupule, c’est bien connu ! Alors, pour se protéger, de plus en plus de maison sont équipées de système d'alarme. Ce jour-là, Pierre-Alain Berges, directeur de l’agence "Verisure" de Labège (Haute-Garonne), teste ses installations avec un technicien. Sarah, la propriétaire, a pris toutes les options, caméra équipée d’un détecteur de mouvement et capteurs de portes ainsi qu’un système de brouillard anti-cambriolage, la dernière nouveauté.

Le dispositif diffuse un fumigène dans la maison, en cas d’intrusion. Objectif, forcer le cambrioleur à prendre la fuite. "La première chose qu’il va faire, c’est partir. Il va perdre ses repères, on n’y voit vraiment rien. Il ne connaît pas forcément l’endroit. Il ne va pas prendre le risque de se faire arrêter sur place", explique l’installateur. Coût du système, une cinquantaine d'euros par mois. 

Dès que je partais de la maison, j’étais assez anxieuse. Donc voilà, l’idée, c’est vraiment de partir en me sentant en sécurité et surtout en lien avec le système de sécurité de la maison
Sarah, une habitante de Tournefeuille, en Haute-Garonne

"La sérénité n’a pas de prix", estime Sarah, la propriétaire, au micro de TF1. "Dès que je partais de la maison, j’étais assez anxieuse. Donc voilà, l’idée, c’est vraiment de partir en me sentant en sécurité et surtout en lien avec le système de sécurité de la maison. S’il y a quoi que ce soit, je peux être contacté", poursuit cette habitante de Tournefeuille (Haute-Garonne). Autre solution, la solidarité entre voisins.

Catherine est bénévole, elle fait le lien entre la police et les habitants. Dans la vidéo, elle interpelle un couple qui circule en voiture pour leur expliquer comment fonctionne le dispositif "voisins vigilants et solidaires", qui est piloté par la mairie. "En fait, si jamais un jour vous voyez quelque chose de particulier, vous avez [sur le fascicule] l’adresse mail destinée à notre rue. Quand vous voyez des gens qui regardent, n’hésitez pas [à le signaler]", les encourage-t-elle. 

Seulement 8% des cambriolages sont élucidés

Son autre mission consiste à rappeler les bons gestes. "Le conseil, en fait, c’est de fermer les volets la nuit quand on dort, y compris quand il fait chaud. Et éviter d’avoir la porte d’entrée ouverte quand on est de l’autre côté sur la terrasse", souligne Catherine. Parfois, ces précautions ne suffisent pas. C’est à ce moment-là que la police intervient. Les enquêteurs de la police scientifique interviennent dans près de 70% des affaires de cambriolage. 

Leur mission, récolter les premiers indices avant qu’ils ne disparaissent. Pour cela, ils utilisent une poudre noire. Grâce à cette technique, ce jour-là, les policiers récupèrent des empreintes et une trace de semelle. Autant d’éléments qui pourront être analysés puis croisés avec le fichier des auteurs d’infractions. Mais avant cela, les indices doivent être analysés en laboratoire. Le jour de notre venue, une canette retrouvée à proximité d’un lieu de cambriolage est passée au crible. 

Une empreinte est bien visible mais elle est difficilement exploitable, explique l’agent. "Il y a beaucoup trop d’individus. Parfois il n’y a pas du tout d’ADN et parfois elle est dégradée ou en tout cas il n’y a pas assez de marqueurs pour pouvoir les envoyer aux fichiers", explique, devant la caméra de TF1, un agent chargé des analyses. Voilà pourquoi malgré le travail des enquêteurs, seulement 8% des cambriolages sont élucidés. En cas de vol, la priorité est de ne rien toucher avant l’arrivée des policiers.  


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Mathieu Rio et Marc Kouho

Tout
TF1 Info