VIDÉO - "J'ai peur qu'un fou furieux débarque" : la peur des habitants de Nouvelle-Calédonie face aux émeutes

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : F. De Juvigny
Publié le 15 mai 2024 à 14h32

Source : JT 13h Semaine

La Nouvelle-Calédonie a connu une deuxième nuit de violences et trois personnes ont été tuées.
Un gendarme a également été grièvement blessé par balle.
Sur place, certains habitants ont confié à TF1 vivre dans la terreur.

Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, continue de brûler. Malgré le couvre-feu et les camions de gendarmerie, des détonations ont retenti durant toute la nuit de mardi 14 à mercredi 15 juin. Partout, des bâtiments et des commerces ont été incendiés. Ce matin encore, des affrontements ont éclaté entre indépendantistes et forces de l'ordre.

Il y a aussi des milices composées d'habitants prêts à se défendre eux-mêmes. Eux aussi montent des barrages pour protéger leur quartier. Ils patrouillent armés de bâton ou de club de golf. "Aujourd'hui, j'ai vu l'action de loin, deux jeunes se sont fait tirer dessus par balle. Ils sont blessés au pied", décrit, dans le reportage de TF1 visible en tête de cet article, Ingrid, une habitante du quartier de Rivière Salée, dans le Grand Nouméa.

Ce soir, j'ai peur pour nous.
Une mère de famille habitant en Nouvelle-Calédonie

Une cinquantaine de détenus se soulèvent dans une prison de Nouméa avant d'être maîtrisés. Dans le nord de la ville, on trouve des hommes cagoulés. Une gendarmerie a aussi été visée par des affrontements. 

Une habitante vivant en Nouvelle-Calédonie depuis une dizaine d'années s'apprête à passer la nuit chez des voisins avec ses enfants. Son compagnon, lui, fera des rondes dans le quartier. "J'avoue que ce soir, j'ai peur pour nous. J'ai peur qu'un fou furieux débarque, saccage et nous fasse du mal", confie-t-elle.

Les écoles sont fermées et des magasins sont vandalisés puis pillés. Une situation inquiétante, même si le mouvement indépendantiste a appelé à la levée des barrages, le temps pour la population à se réapprovisionner en nourriture.

Beaucoup d'habitants contactés par nos journalistes ont confié attendre l'arrivée des renforts de forces de l'ordre. Certains préparent même des affaires dans l'espoir de rentrer en métropole.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : F. De Juvigny

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