À Pessac, les habitants se sont rassemblés ce vendredi à l’appel de la mairie.
La veille, plusieurs bâtiments de la ville avaient été saccagés lors des émeutes.
Leurs mots d'ordre : ne pas céder à la peur, et organiser la solidarité autour des commerçants.

Le quartier sent encore le brûlé, deux jours après les incidents. À Pessac (Gironde), plusieurs bâtiments ont été saccagés, comme on le constate dans le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article. Le restaurant de Seng Mekyoussa en a fait les frais. Son établissement a été complètement dévasté lors des émeutes. "Je vais chercher du travail en attendant", explique la restauratrice au micro de TF1.

On est côte-à-côte, et on va soutenir les commerçants
Une habitante de Pessac

Autres cibles des violences : un bureau de poste, une banque et une maison de service public, incendiée. Les habitants du quartier sont encore sous le choc. "On ne peut pas vandaliser le commerce des gens, ce n'est pas du tout admissible", réagit l'un d'entre eux. Tandis qu'une habitante promet : "On est côte-à-côte, et on va soutenir les commerçants". Le soutien de la population s’est concrétisé ce vendredi soir, avec un rassemblement à l’appel de la mairie, auquel près de 300 personnes opnt répondu. Leur message : "Arrêter les violences et revenir au calme".

Pour la commune, les dégradations se chiffrent déjà à plusieurs centaines de milliers d’euros, selon les calculs du maire. "Si on cumule les préjudices sur les bâtiments publics et ceux des commerces, on va largement dépasser le million d’euros", estime Franck Raynal (DVD). Pour éviter de nouvelles émeutes, les rues de la ville seront exceptionnellement éclairées toute la nuit, dans les quartiers concernés par ces violences.


La rédaction de TF1info | Reportage : Mathieu Rio, Christelle Arfel

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