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Trafic de faux QR code : un an de prison ferme pour une employée d'un vaccidrive

Publié le 30 juillet 2021 à 20h07
JT Perso

Source : JT 20h WE

Une femme a été condamnée à un an de prison ferme pour trafic de faux certificats de vaccination. Elle avait généré quelque 200 QR codes pour les vendre sur les réseaux sociaux à des personnes qui ne se sont jamais fait vacciner.

La scène a surpris tout le monde au vaccidrive de Villepinte en Seine-Saint-Denis. Vendredi dernier, des policiers interpellent en plein travail une employée du centre. Elle fabriquait sous ces tentes des faux pass sanitaires pour de l'argent à des patients qui ne se rendaient même pas sur place. La fraude a duré plusieurs jours avant que les services de l'Assurance Maladie ne découvrent le pot aux roses.

La semaine dernière, un couple a été dénoncé à l'Assurance Maladie. Il possédait une attestation vaccinale alors qu'il n'était pas vacciné. L'organisme découvre que ces attestations ont été fournies par une employée du vaccidrive déjà suspectée de fraude. L'affaire a choqué les personnes croisées ce vendredi au centre. Dès l'interpellation de l'employée suspectée, son domicile est perquisitionné. Les enquêteurs ont découvert une vingtaine d'attestations vaccinales, 7 000 euros en liquide et les identifiants d'un compte Snapchat, réseau social sur lequel elle faisait la promotion de faux QR code. Cette méthode est bien connue des forces de l'ordre car elle était déjà appliquée dans d'autres trafics.

Si ces trafics ne sont pas signalés à temps, ils peuvent s'avérer très lucratifs. Au cours de sa garde à vue, la faussaire a reconnu faire partie d'un réseau. Elle produisait des pass sanitaires pour un complice en Espagne ainsi que sa sœur. Elle a été interpellée, tandis que lui est toujours recherché. En quelques jours, à eux trois, ils auraient produit au moins 200 QR codes pour un butin d'au moins 10 000 euros. La justice a condamné la faussaire à 18 mois de prison dont un an ferme. Les bénéficiaires de faux pass sanitaire, eux, ont écopé de peine allant de 1 500 euros d'amende à deux mois de prison avec sursis.


La rédaction de TF1info

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