Les violences se multiplient depuis la mort de Nahel, mardi, tué par un tir policier lors d'un contrôle routier.
180 personnes ont déjà été interpellées.
Qui sont-elles ?

Jets de projectiles, incendies de véhicules, dégradations de bâtiments… Depuis la mort de Nahel mardi, 66 personnes ont été placées en garde à vue dans les Hauts-de-Seine et 11 doivent être déférées devant un juge. Trois comparutions immédiates ont eu lieu ce jeudi dans le tribunal de Nanterre. Deux d’entre eux ont comparu pour divulgation d’informations personnelles. Ils ont partagé l’adresse du policier mis en examen. Le troisième est, lui, jugé pour outrage à agent. 

"Des jeunes de 13 à 20 ans"

Pour l’instant, aucune condamnation pour des dégradations ou des violences n’a été prononcée. D’après les syndicats, lors de ces échauffourées, les policiers se retrouvent face à de très jeunes individus. "Ce sont majoritairement des jeunes de 13 à 20 ans que les services de police connaissent. On n’a pas affaire à des gens qui, d’un seul coup, décident de se retrouver le soir en bas de chez eux et vont commettre tel ou tel crime ou délit. Non, ils sont bien organisés", explique Éric Henry, porte-parole d’Alliance police. 

Depuis le début des affrontements, les forces de l’ordre multiplient les saisies de mortiers, cocktails molotov ou projectiles. Pour des faits de dégradations et de violences, leurs auteurs encourent jusqu’à dix ans de prison. 


L.T. | Reportage TF1 : Léa Merlier, Noëlle Ly, Maurine Bajac

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