Ce samedi, un avion transportant des renforts de police, de gendarmerie et de pompiers est arrivé à l'aéroport international La Tontouta à Nouméa en provenance de métropole.
Notre équipe était avec eux.

Renforts et ravitaillements commencent tant bien que mal à parvenir jusqu'au "Caillou". Ce samedi soir, sur le tarmac de l'aéroport international de Nouméa, là où plus aucun vol commercial ne décolle ou n'atterrit au moins jusqu'à mardi, un avion transportant des gendarmes, des policiers et des pompiers venus de la métropole, a pu se poser. Notre équipe était à bord. 

Des routes impraticables

La mission de ces hommes et femmes, déployés à 16.000 km de l'Hexagone : aider les forces de sécurité déjà présentes sur place à reprendre le contrôle de la Nouvelle-Calédonie alors que les dégâts de plus en plus étendus et les obstacles à la circulation compliquent le ravitaillement dans les commerces, ainsi que le fonctionnement des services publics, notamment de santé. 

Si, habituellement, il ne faut que 45 minutes pour rejoindre Nouméa depuis l'aéroport La Tontouta, les voies terrestres sont depuis le début de la crise provoquée par la réforme constitutionnelle trop peu sécurisées. Compliqué, voire impossible, pour le moment d'acheminer le matériel ramené de métropole par la route. Dans ce territoire, placé en état d'urgence depuis mercredi soir, il faut organiser un pont aérien local afin de transborder cette aide directement vers le centre-ville. 

Une étape qui n'a rien d'une sinécure : la maire de Nouméa, Sonia Lagarde (Renaissance), a estimé ce samedi sur BFM que la situation était "loin d'un retour à l'apaisement", malgré deux nuits "plus calmes" entre jeudi et samedi. "Est-ce qu'on peut dire qu'on est dans une ville assiégée ? Oui, je pense qu'on peut le dire", a déclaré l'édile, misant sur les renforts arrivés ce jour pour amorcer une sortie de crise. 


La rédaction de TF1info | Reportage : Michel Scott

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