VIDÉO - Violences faites aux femmes : pourquoi le nombre de féminicides ne baisse pas ?

par La rédaction de TF1info | Reportage : Noé Gandillot, Quentin Danjou
Publié le 26 novembre 2023 à 11h16, mis à jour le 26 novembre 2023 à 13h13

Source : JT 20h WE

Depuis le début de l'année 2023, 121 femmes sont mortes en France sous les coups de leurs compagnons.
Plusieurs manifestations ont eu lieu en France et à l'étranger ce 25 novembre, à l'occasion d'une grande journée internationale.

Marie-Alice, 53 ans, Hilal, 30 ans, et Stéphanie 43 ans, trois prénoms, trois visages de femmes tuées par leurs conjoints, trois parmi tant d'autres. "Elles étaient des mères, nos filles, nos sœurs, nos amies" : en tête du cortège parisien, les manifestantes brandissaient ces portraits de femmes tuées parce que femmes. 

Dans la foule qui défilait, ce samedi après-midi à Paris, beaucoup de familles de victimes, comme Sandrine Bouchait, membre de l'Union Nationale des Familles de Féminicides. "Ma sœur a été assassinée en 2017, voilà pourquoi je suis là aujourd'hui, pour honorer toutes ces femmes", témoigne-t-elle au micro de TF1, dans le reportage ci-dessus.

Féminicide : pourquoi n'arrive-t-on pas à faire reculer cette violence ?Source : JT 13h WE

Tous les trois jours en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint. Depuis des années qu'il est comptabilisé, le nombre de féminicides ne baisse pas. Alors, les manifestantes exigent plus de moyens. De l'argent pour la police et à la justice, mais aussi pour éduquer et sensibiliser les plus jeunes, à l'égalité entre les hommes et les femmes. C'est aussi ce que demandait la députée LFI Clémentine Autain, qui participait à la manifestation parisienne, et invitée du 13H de TF1 (voir son intervention ci-dessus).

Les manifestantes réclament aussi l'inscription du féminicide dans le droit pénal. Si le terme est désormais largement utilisé, la pertinence d'en faire un crime spécifique fait encore l'objet de débats. Le président français Emmanuel Macron s'était lui-même prononcé en faveur de la création d'un statut juridique à cette réalité.

Des marches violettes (de la couleur du féminisme) contre les violences faites aux femmes, ont également eu lieu à Lyon, Strasbourg ou Nantes, et à l'étranger. Plusieurs centaines de femmes se sont ainsi rassemblées, en Turquie, dans le centre d'Istanbul. C'est une foule immense qui s'est retrouvée, à Rome, pour dire non aux violences faites aux femmes.


La rédaction de TF1info | Reportage : Noé Gandillot, Quentin Danjou

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