Les policiers qui ont insulté et menacé plusieurs manifestants lundi 20 mars ont été identifiés comme des membres de la BRAV-M.
Cette brigade à moto, présente dans les cortèges, est dans le viseur des oppositions et fait l'objet d'une pétition demandant sa dissolution.

"Tu la fermes ou tu en veux une deuxième ?", "Nous on tape des black blocs à longueur de journée"... Les policiers, que l'on entend dans cet enregistrement sonore dévoilé vendredi 24 mars par Loopsider et Le Monde, ont été formellement identifiés comme faisant partie de la BRAV-M, selon une source proche du dossier à l'AFP.

Une enquête ouverte par le parquet de Paris

"Il s'agit de membres de la 21e compagnie d'intervention en formation BRAV-M", les unités de policiers à moto chargés du maintien de l'ordre au cœur de polémiques sur la répression violente des manifestations, d'après l'une de ces sources. Ces derniers "n'ont pas été suspendus jusque-là". 

Vendredi après la diffusion de l'enregistrement, dans lequel on distingue également des bruits assimilables à deux claques, le préfet de police de Paris a annoncé avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour ces faits présumés. Le parquet a quant à lui ouvert samedi une enquête judiciaire après un signalement reçu dans l'après-midi. Sans commenter l'affaire en cours, le ministre de l'Intérieur a affirmé ce lundi 27 mars que ces policiers de la BRAV-M ne seraient pas présents à la manifestation parisienne, prévue mardi contre la réforme des retraites. 

Déjà contestée par des associations et des élus, la BRAV-M fait aujourd'hui l'objet d'une pétition en ligne pour obtenir sa dissolution. Celle-ci n'est "pas à l'ordre du jour", selon le préfet de police Laurent Nuñez qui a cependant condamné ses propos, "pas acceptables". 


C.Q

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