Le conjoint d'Ersilia Soudais, Damien Cassé, a été interpellé et placé en garde à vue, mardi.
La députée LFI l'accuse de viol et a porté plainte.
Celui qui est conseiller municipal à Noisiel (Seine-et-Marne) "conteste avec force les accusations portées contre lui".
Sa garde à vue a été levée ce mercredi.

Les faits dénoncés sont graves.  Mardi soir, le procureur de la République de Meaux a fait savoir qu'une procédure préliminaire a été ouverte des chefs de "viol par conjoint, harcèlement moral, appels téléphoniques malveillants et violences psychologiques" à la suite d’une plainte déposée le 2 mars 2024 par Madame Ersilia Soudais, députée de la 7ème circonscription de Seine-et-Marne à l'encontre de son conjoint Damien Cassé. 

Le magistrat, qui confirmait à la presse une information du Parisien, a précisé que dans le cadre de cette procédure, le suspect a été placé en garde à vue le 5 mars 2024.  Dans la soirée, l'avocat du mis en cause, Me Yassine Bouzrou avait fait savoir que son "client conteste avec force les accusations portées contre lui."

Ce mercredi, la garde à vue de Damien Cassé n'a pas été prolongée. "Les investigations se poursuivent dans le cadre de l’enquête préliminaire en cours", informe le procureur. 

"Célérité de la justice"

L'avocate d'Ersilia Soudais a pour sa part salué "la grande célérité de la justice dans cette affaire, ce qui démontre, s'il le fallait, qu'elle a pris toute la mesure de la gravité des faits dénoncés". "Nous espérons maintenant que toute la lumière sera faite dans l'apaisement et le respect du secret de l'enquête", a ajouté l'avocate de l'élue de 35 ans. De son côté, La France insoumise a dit appeler "au respect de l'intimité et de la vie privée d'Ersilia Soudais", tout en lui apportant "son total soutien".

Le mouvement s'est indigné de la révélation de la plainte dans la presse, "sans le consentement de la victime", ce qui, selon le communiqué publié par LFI, reviendrait à "une deuxième violence". "Comment les femmes victimes de violences pourront-elles encore avoir confiance pour porter plainte, si cette plainte se retrouve immédiatement devant la France entière", s'est notamment interrogée le mouvement.

Présomption d'innocence

Le procureur de la République rappelle ce mercredi que "conformément aux principes fondamentaux  du droit, toute personne, même mise en cause et placée en garde à vue, demeure présumée innocente tant qu’une juridiction n’a pas définitivement reconnue sa culpabilité".

Le magistrat "déplore" également "que la procédure dont il s’agit ait été rendue publique sans considération, ni pour les intérêts et la vie privée des personnes concernées – au premier rang desquelles la plaignante – ni pour ce qu’exige la manifestation de la vérité".


A.B.

Tout
TF1 Info