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Violences sexuelles : que s’est-il passé à CentraleSupélec ?

Publié le 8 octobre 2021 à 20h04, mis à jour le 8 octobre 2021 à 21h12
JT Perso

Source : JT 20h WE

À CentraleSupélec, pour la seule année universitaire 2020, une récente enquête a recensé près de 150 témoignages de harcèlement, d'agression sexuelle ou de viol. Choquée par l'ampleur du phénomène, la direction de l'école a décidé d'alerter la justice.

Que s'est-il vraiment passé à CentraleSupélec à Gif-sur-Yvette en Essonne ? Personne ne s'attendait à une telle déflagration au sein de ce fleuron des grandes écoles d'ingénieurs. À l'issue d'une enquête interne, les chiffres sont sans appel. 51 femmes et 23 hommes seraient victimes de harcèlement sexuel, 20 femmes et huit hommes victimes de viol.

Tout est parti de ce questionnaire anonyme en ligne commandé par l'école qui dispose pourtant déjà d'une cellule de lutte contre les violences sexuelles. Très vite, les témoignages affluent, beaucoup sortent pour la première fois du silence. Selon Ibtissam Hamich, présidente de l'association "Ça pèse", étudiante de CentraleSupélec, plusieurs raisons poussent à faire culpabiliser une victime, comme la peur de ne pas être cru par exemple. Le directeur de l'école a alerté le procureur. Dans neuf cas sur dix, les faits se sont déroulés au sein de la résidence étudiante du campus ou dans un cadre associatif.

Nous avons retrouvé une ancienne élève de CentraleSupélec. Elle confirme des pratiques qui, d'après elle, y ont longtemps été monnaie courante. Pour lutter contre ces comportements, les universités, les grandes écoles lancent toutes des programmes d'écoute et de sensibilisation. À Sciences Po, après une vague de dénonciation, une formation est même obligatoire. Elle vient de démarrer, 10 000 étudiants sont concernés. À CentraleSupélec, les soirées sont dorénavant surveillées par du personnel formé afin d'éviter tout dérapage.


La rédaction TF1 Info

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