Le président et son ministre de l'Intérieur ont visité lundi soir la caserne de Bessières, dans le 17e arrondissement de la capitale.
Ce site est notamment la base de la brigade anti-criminalité de nuit et de compagnies départementales d'intervention.
Une visite pour "remercier" les agents et "les assurer" du soutien d'Emmanuel Macron.

Alors que la désescalade semble se confirmer, Emmanuel Macron a voulu montrer son soutien aux forces de l'ordre lundi soir. Le président, accompagné de son ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, s'est rendu à la caserne de Bessières, dans le 17e arrondissement de Paris, qui accueille notamment les effectifs de la Brigade anti-criminalité (BAC) de nuit et des compagnies d'intervention. Dans la foulée, après minuit, le chef de l'État s'est rendu à la préfecture de police de Paris, pour de nouveaux échanges. 

Ces déplacements sont les premiers d'Emmanuel Macron depuis le début de la crise, le 27 juin dernier, après la mort de Nahel, un adolescent de 17 ans tué d'un tir à bout portant par un motard de la police, à la suite d'un refus d'obtempérer à Nanterre. Après plusieurs nuits de violences, la désescalade a semblé se confirmer, la nuit de lundi à mardi ayant été calme. 

"Conforter le retour au calme et à l'ordre"

Pour tenter de faire retomber la tension, l'exécutif a demandé de maintenir une "présence massive" sur "le terrain", pour "conforter le retour au calme et à l'ordre". Dans la nuit, Emmanuel Macron a d'ailleurs remercié dans un tweet policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers pour leur "mobilisation exceptionnelle ces dernières nuits". "Je sais combien celles-ci ont été difficiles pour vous et vos familles. Vous avez mon soutien", a écrit le chef de l'État sur le réseau social.

Le dispositif de 45.000 policiers et gendarmes a été maintenu dans la soirée de lundi à mardi sans qu'aucun incident majeur ne soit recensé. Le nombre d'interpellations a d'ailleurs baissé en Île-de-France lundi soir, comme lors des nuits précédentes. À 23h30, 17 personnes avaient été interpellées contre une quarantaine la veille et plus de 400 jeudi 29 juin. Selon des chiffres transmis à l'AFP par le ministère de la Justice, depuis vendredi, 3915 personnes ont été interpellées en France, dont 1244 mineurs donnant lieu à 374 comparutions immédiates.


A.B. avec AFP

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info