Deux moines intégristes arrêtés pour avoir ciblé des antennes-relais 5G

Publié le 21 septembre 2021 à 6h25
Deux moines intégristes arrêtés pour avoir ciblé des antennes-relais 5G
Source : PASCAL PAVANI / AFP

FAIT DIVERS - Des antennes-relais ont été ciblées dans le Beaujolais par deux moines d'un couvent catholique intégriste, "pour prémunir la population des effets nuisibles" de la 5G ont-ils expliqué.

Une antenne 5G attaquée par des hommes d'église. Deux moines membres de la "Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X" ont été mis en examen, la semaine dernière, pour s'en être pris à des antennes-relais par hostilité au déploiement de la 5G, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Selon le parquet de Villefranche-sur-Saône, confirmant des informations du quotidien régional Le Progrès, les deux hommes âgés de 39 et 40 ans ont reconnu avoir mis le feu à un premier pylône téléphonique, dans la nuit du 14 au 15 septembre à Saint-Forgeux, au nord-ouest de Lyon. La nuit suivante, les deux moines, membres d'un couvent situé dans le Beaujolais, ont été interpellés en flagrant délit par les gendarmes, tandis qu'ils tentaient d'incendier une antenne dans une autre commune à Ancy.

Ils voulaient "prémunir la population des effets nuisibles" de la 5G

Placés en garde à vue puis présentés à un juge d'instruction, ils ont reconnu les faits, expliquant avoir agi "pour prémunir la population des effets nuisibles" de la 5G, a précisé à l'AFP la procureure de Villefranche, Laëtitia Francart.

Mis en examen pour "destruction et tentative de destruction par moyen incendiaire" et "association de malfaiteurs", les deux moines ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils font partie d'une communauté capucine basée au couvent Saint-François, à Villié-Morgon, rattaché au mouvement intégriste de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, selon son site internet.

Selon Le Progrès, une porte-parole du couvent a évoqué "un acte isolé et une erreur de jeunesse". "Les ondes sont très nocives à la santé et ils souhaitaient agir pour le bien-être de l'humanité", a-t-elle déclaré au journal. Finalement, il n'y a pas que des écologistes en première ligne dans la contestation de la 5G. Rappelons que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rappelé qu’il n’existe à l’heure actuelle "pas de preuve d’effet sanitaire lié à des expositions à des sources de champs électromagnétiques correspondant aux usages numériques courants".


La rédaction de TF1info

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