Besançon : la femme tuée par son compagnon en pleine rue avait porté plainte quatre fois contre lui

Anaïs Condomines
Publié le 31 octobre 2018 à 20h12
Besançon : la femme tuée par son compagnon en pleine rue avait porté plainte quatre fois contre lui

JUSTICE - Razia, 34 ans, a été tuée de huit coups de couteau à Besançon mardi 30 octobre. Dans une conférence de presse, le procureur de la République Etienne Manteaux a indiqué que la victime avait déposé plainte à quatre reprises contre son conjoint violent, suspect principal de ce qui est désormais traité comme un assassinat.

L’étau se ressert autour du mari, dans l'affaire de la femme afghane retrouvée morte à Besançon. Lardée de coups de couteau en pleine rue, dont un au niveau de la carotide qui lui a été fatal, Razia, 34 ans, se savait menacée par son ancien compagnon. Et l'enquête en cours s'oriente de manière désormais très sérieuse vers la piste d'un meurtre conjugal, soit ce que les militantes de la lutte contre les violences faites aux femmes appellent un féminicide.

En conférence de presse ce mercredi 31 octobre, Etienne Manteaux, procureur de la république de Besançon, a notamment indiqué que le suspect numéro 1 dans ce dossier a été repéré par les caméras de vidéo-surveillance du tramway. Il a été filmé en train de suivre la victime, cinq minutes avant le drame. "Le traitement de l'image établit formellement qu'il s'agit de son mari" a détaillé le magistrat, selon nos confrères de L'Est républicain qui rapportent ses propos. 

Diffusion d'un portrait

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Malgré "de gros moyens déployés pour tenter de le localiser", les enquêteurs n'ont pas encore retrouvé l'ancien mari de Razia. "Son appartement situé à Besançon a été perquisitionné, il a visiblement abandonné tous ses lieux de vie habituels" constate  encore le commissaire chargé de l'enquête. L'arme du crime, elle non plus, n'a pas été retrouvée. Les enquêteurs ont donc diffusé un portrait du suspect, ainsi qu'une description - 1,75m, âgé de 38 ans, tatouage tribal à l'épaule droite - diffusée dans tout l'espace Schengen. 

Comme l'a indiqué l'association Solidarité Femmes Besançon à LCI, Razia se savait menacée de longue date par son mari. Dès le printemps dernier, elle l'avait croisé dans un bus de la ville, avant qu'il ne tente de prendre contact avec l'un de ses fils. Le procureur détaille qu'elle avait au total déposé quatre plaintes contre le suspect. L'une de ces plaintes avait d'ores et déjà été classée sans suite à Marseille, les trois autres étaient en cours d'examen au parquet de Besançon. 


Anaïs Condomines