Viol d'une patiente aux urgences de Cochin : le suspect déjà visé par des OQTF

M.L (avec AFP)
Publié le 24 novembre 2022 à 19h39

Source : TF1 Info

Une patiente de l'hôpital Cochin, à Paris, a été violée fin octobre.
Le suspect est un homme visé par au moins deux Obligations de quitter le territoire (OQTF), voire trois d'après plusieurs médias, sous des identités différentes.
Il avait ensuite déposé une demande d'asile, un mois avant les faits.

Une femme victime d'un viol à l'hôpital Cochin à Paris, fin octobre, par un autre patient de l'établissement, a porté plainte contre X mercredi 23 novembre pour "mise en danger de la vie d'autrui", a appris jeudi l'AFP auprès de son avocate. La patiente, âgée de 34 ans, avait été admise aux urgences dans la nuit du 27 au 28 octobre à la suite d'un traumatisme crânien, et a été violée par un homme qui s'est introduit dans son box au cours de la nuit, a indiqué Me Laura Abecassis. Selon différents médias, l'auteur présumé des faits était sous le coup de plusieurs Obligations de quitter le territoire (OQTF). Cette décision prise par le préfet contraint la personne visée à quitter la France par ses propres moyens sous 30 jours. 

L'homme se présente sous différentes identités

D'après une source policière contactée par l'AFP, le suspect était sous le coup d'au moins deux décisions, sous deux noms différents. Selon les informations de plusieurs médias, il aurait été visé en fait par trois OQTF, sous trois identités différentes. D'après BFMTV, le suspect s'était vu délivrer ces décisions en octobre 2019, en février 2021 et en juillet 2022, après être arrivé illégalement sur le sol français en 2019. Il avait alors indiqué être de nationalité égyptienne, ce qui n'a pas pu être vérifié, alors qu'il s'est présenté comme un Jordanien âgé de 22 ans auprès des forces de l'ordre, une fois arrêté suite au viol de la patiente à l'hôpital Cochin.

Toujours selon BFMTV, ces OQTF n'ont pas pu être exécutées puisqu'elles ont été délivrées sous des identités différentes. Mais au moment des faits qui lui sont reprochés, le suspect avait le statut de demandeur d'asile, une procédure qu'il avait lancée en septembre. Il n'était donc pas expulsable a priori pendant la durée de cette procédure, a indiqué une source au Figaro

Par ailleurs, l'homme "est défavorablement connu" des services de police, a indiqué la source proche du dossier à l'AFP. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 30 octobre pour viol commis par une personne sous l'emprise de stupéfiants, vol et escroquerie, selon une source judiciaire. D'après l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le suspect était "présent dans les locaux des urgences en tant que patient, pour une prise en charge dans le même service".


M.L (avec AFP)

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