Habitante de Seine-Saint-Denis sauvée par son téléphone grave danger : ce que l’on sait

Publié le 8 février 2024 à 15h35

Source : JT 13h Semaine

Mercredi soir, une femme de 24 ans a déclenché son téléphone grave danger à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis).
Les forces de l’ordre sont intervenues et un échange de tirs a eu lieu avec son ex-compagnon, un homme de 26 ans qui est décédé.
TF1info fait le point sur cette affaire.

Une femme qui appelle au secours, l'intervention des forces de l'ordre et un suspect décédé. Mercredi soir à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), une jeune femme de 24 ans a activé son téléphone grave danger après que son ex-compagnon s'est rendu chez elle. 

Ce dernier, âgé de 26 ans, est décédé peu après des suites de ses blessures suite à des échanges de tirs avec la police. Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Bobigny. TF1info fait le point sur cette affaire. 

Peu après 19 heures, l'appel au secours

C'est à 19h15 mercredi soir que la jeune femme a déclenché son téléphone grave danger, dispositif pour protéger les victimes de violences conjugales ou de viol, après que son ex-compagnon s'est présenté à son domicile de Noisy-le-Grand et a frappé à sa porte. La jeune femme se trouvait alors dans son appartement avec leurs deux enfants et sa mère.

Intervention des forces de l'ordre et tirs

Immédiatement, un équipage de la brigade anticriminalité du commissariat de Noisy-le-Grand s'est rendu à l'adresse de la jeune femme. À leur arrivée sur site, deux policiers ont pénétré dans le bâtiment. C'est là qu'ils ont croisé le suspect dans les parties communes. Des échanges de tirs ont alors eu lieu sans que l'on sache à ce stade si des échanges verbaux ont eu lieu ou non entre les fonctionnaires et le jeune homme. 

"Dans des circonstances que l'enquête devra déterminer, et en l'état des éléments recueillis à ce stade, l'individu faisait usage d'une arme à feu en direction des policiers, blessant l'un des deux au bras. Ceux-ci ripostaient et tiraient chacun à deux reprises en direction de l'individu, qui était touché", informe le parquet de Bobigny ce jeudi dans un communiqué de presse. 

Le décès du jeune homme constaté

Alertés de la blessure du suspect, les secours sont rapidement arrivés sur place. Ils n'ont rien pu faire pour sauver le jeune homme qui a succombé à ses blessures. Son décès a été constaté à 20h25 par un médecin. 

L'un des fonctionnaires présents au cours de cette intervention a également été blessé. Présentant une plaie traversante à l'avant-bras droit, ce dernier a été transporté à l'hôpital "sans pronostic vital engagé", informe le parquet.

Deux enquêtes ouvertes

Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Bobigny suite à ces faits. La première, confiée au service départemental de la police judiciaire du 93 pour "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" ; la seconde, confiée à l'IGPN, police des polices, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Un homme déjà connu de la justice

Le parquet de Bobigny révèle également ce jour que l'individu décédé avait déjà été condamné pour violences en 2019 sur une autre compagne. 

Par ailleurs, il avait fait l'objet, toujours selon les informations du parquet, d'une procédure de comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bobigny il y a deux semaines, le 21 janvier 2024 précisément, pour des faits de violences habituelles, n'ayant pas entrainé d'incapacité supérieure à huit jours, par conjoint, commises du 1 juillet 2019 au 18 janvier 2024 à l'encontre de la jeune femme menacée mercredi soir, qui a déclenché son téléphone grand danger. 

"Après avoir été placé en détention provisoire dans l'attente de la réunion du tribunal le 24 janvier 2024, il était mis sous contrôle judiciaire comportant notamment l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et l'interdiction de paraitre au domicile. L'affaire faisait l'objet d'un renvoi à l'audience du 5 juin 2024", ajoute le parquet. Un téléphone grave danger lui avait été remis en urgence dès le 25 janvier pour protéger la victime.

Le ministre de la Justice félicite les policiers

"En 2023, ce sont 10.500 interventions des forces de l’ordre sur déclenchement du Bracelet Anti-Rapprochement. En 2022, ce sont 2500 interventions sur activation du téléphone grave danger. "Autant de drames évités et de femmes sauvées ! Reconnaissance profonde pour nos policiers", a réagi ce jeudi matin Éric Dupond-Moretti sur X (anciennement Twitter). 

Les investigations dans le cadre de l'affaire de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) se poursuivent. 


Aurélie SARROT

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