La Nouvelle-Calédonie a subi mardi une "cyberattaque d'une force inédite".
La manœuvre malveillante, qui faisait suite à l'annonce par Emmanuel Macron de sa future venue sur ce territoire, a depuis été stoppée.

Dans un contexte particulièrement tendu, une attaque numérique d'envergure a été déjouée en Nouvelle-Calédonie. "Nous avons subi la nuit dernière une cyberattaque d'une force inédite en Nouvelle-Calédonie puisqu'un fournisseur d'accès (à internet) a subi une attaque de l'extérieur sur une adresse IP avec le but de saturer le réseau calédonien", a expliqué lors d'une conférence de presse Christopher Gygès, membre (Les Loyalistes) du gouvernement collégial local de ce territoire du Pacifique Sud. Depuis, les "équipes de l'État et de l'OPT (office des postes et télécommunications) ont réussi à stopper cette attaque avant qu'il y ait des dégâts importants", a-t-il assuré. 

Dans le détail, "des millions d'emails ont été envoyés de manière simultanée sur une adresse mail qui avait pour objet de saturer" le réseau "et de le rendre inopérant". Mais, heureusement, ces manœuvres ont été déjouées et aucun dégât n'est à constater. 

Le spectre de la Russie derrière cette attaque ?

Pour ce qui est de l'origine de cette cyberattaque, aucun auteur n'a officiellement été identifié. Mais une hypothèse est privilégiée. "Ce sont des attaques qui viennent de l’extérieur. Il n'y a pas encore de confirmation qu’elles viendraient de Russie. Les premières pistes montrent que les attaques et les mails envoyés viendraient de Russie, mais je mets cela au conditionnel", souligne le ministre en charge du Numérique, sur TF1. 

À noter que cette offensive s'est produite quelques minutes seulement "après l'annonce de la venue du président de la République en Nouvelle-Calédonie", a précisé Christopher Gygès. Pour rappel, le chef de l'État a quitté mardi soir l'Hexagone pour se rendre sur l'archipel, où il prévoit d'installer une "mission" aux contours encore flous pour apaiser la situation sur place. L'annonce de ce déplacement a été faite mardi, peu avant midi, heure de Paris. 


M.G avec AFP

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