Violences sexuelles hors famille : les plaintes en forte hausse en 2021

Publié le 30 novembre 2022 à 11h45
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

En 2021, les forces de l'ordre ont enregistré 71.835 plaintes pour des crimes ou délits sexuels, révèle ce mercredi le ministère de l'Intérieur.
Les femmes représentent 86% des victimes et les hommes 96% des auteurs.

Ce sont des chiffres qui font froid dans le dos. Ce mercredi, le ministère de l'Intérieur révèle que les services de police et de gendarmerie ont enregistré 71.835 plaintes pour des crimes ou délits sexuels commis hors du cadre familial en 2021, soit une hausse de 24,1% par rapport à 2020. 

Les faits dénoncés sont prioritairement des violences sexuelles physiques (73 %). Pour le reste, il s'agit d’exploitation sexuelle (11 %), d’atteintes aux mœurs (10 %) et de violences sexuelles non physiques (6 %). "Le nombre de ces victimes, qui était resté stable en 2020, a poursuivi en 2021 (+ 23 % par rapport à 2019) la très forte progression entamée en 2017. Ces victimes sont très majoritairement des femmes (86 %) et pour plus de la moitié, des mineurs (55 %)", détaille le ministère. 

Lieu d'habitation, réseaux sociaux....

Les violences sexuelles physiques se déroulent la plupart du temps dans des habitations individuelles (61 % des viols ou tentatives de viol). Les mineurs sont plus souvent la cible d’infractions sur internet ou les réseaux sociaux (7 % des victimes mineures contre 2 % pour les majeures). 

"Les femmes de 15 à 64 ans sont plus souvent victimes dans les communes de grande taille, alors que c’est l’inverse pour les mineurs de moins de 15 ans. Le nombre de victimes par habitant est très homogène entre les différents départements, à l’exception de Paris qui enregistre un nombre de victimes par habitant de 15 à 64 ans très supérieur à tous les autres", révèle le ministère. 

Les auteurs? Pas loin de 100 % d'hommes

L'intérieur précise que "48.300 personnes ont été mises en cause en 2021 pour des infractions sexuelles commises hors cadre familial" et qu'"il s’agit presque exclusivement d’hommes (96 %), le plus souvent majeurs (73 %)". 

"La part des mis en cause mineurs est cependant beaucoup plus élevée quand les infractions concernent des victimes mineures (57 % pour les viols ou tentatives de viol sur mineurs, 49 % pour les agressions sexuelles et 54 % pour le harcèlement sexuel)", ajoute le ministère.


La rédaction de TF1info

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