Emmanuel Macron s'est rendu auprès des forces de l'ordre lundi soir à Paris alors que les violences urbaines connaissent une accalmie en France.
À cette occasion, il a évoqué la possibilité de sanctionner "financièrement" les familles des mineurs mis en cause.
Une punition qui pourrait être mise en place "dès la première connerie", selon le président.

L'idée revient régulièrement dans le débat public face à une délinquance qui débute, parfois, très jeune. Lors d'une visite surprise auprès des forces de l'ordre lundi soir, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de sanctionner "financièrement" les familles de jeunes impliqués dans des violences. Une idée avancée à l'occasion d'un échange avec des policiers auxquels il a apporté son "soutien" après plusieurs nuits d'émeutes déclenchées par la mort du jeune Nahel, tué par un motard de la police à bout portant lors d'un contrôle routier. 

Interpellé par un agent de la BAC lors d'un échange dans une brasserie du nord de Paris - le policier estimant que pour calmer les jeunes "il faut taper au portefeuille, il n'y a que ça qui marche" - Emmanuel Macron a évoqué la mise en place "d'une sorte de tarif minimum dès la première connerie". "Il faudrait qu'à la première infraction, on arrive à sanctionner financièrement et facilement les familles", a affirmé le chef de l'État selon Le Parisien qui a pu l'accompagner durant cette visite.

"On ne leur fait plus peur"

Une rencontre au cours de laquelle les agents de la BAC ont pu dire leur mal-être au président, estimant que la police ne faisait "plus peur" aux jeunes délinquants. "Maintenant, à chaque fois qu'il se passe un événement, même un match de foot, on sait que ça va se finir comme ça. Ils en profitent pour casser", a déploré l'un des policiers présents. Quant à l'autorité des parents, les agents ont estimé que "les gamins" n'écoutaient plus leurs parents mais "les dealers". "C'est d'ailleurs eux qui commencent à leur demander de se calmer depuis deux jours, parce que tout ce bazar, c'est en train de donner du tort à leur business. Ça fait une semaine que le trafic de stup' ne tourne pas", ont-ils assuré.

Si un calme relatif est revenu en France dans la nuit de lundi à mardi, avec "seulement" 72 interpellations sur le territoire, Emmanuel Macron a averti que les violences urbaines n'étaient pas pour autant terminées. "On verra ce que donneront déjà les 13 et 14 juillet prochains, et encore les mois qui viennent", a-t-il affirmé, demandant aux forces de l'ordre de "rester en alerte maximale". 


A.B. avec AFP

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