En Ile-de-France, les départements de l'Essonne et des Yvelines ont été placés en vigilance orange neige-verglas ce mardi matin.
En cause : des quantités de flocons parfois supérieures à ce qui était attendu.
Comment l'expliquer ?

Les prévisionnistes et les autorités ont-ils mal évalué les chutes de neige en Ile-de-France ? Si des flocons étaient attendus en région parisienne entre lundi et mardi, deux départements, à savoir l'Essonne et les Yvelines, n'ont été placés en vigilance orange par Météo-France qu'à partir de 5h ce mardi. 

Surprise par l’ampleur de l’événement, l'agence météorologique évoque dans son dernier bulletin de situation "un axe neigeux" de la région parisienne à la Basse-Normandie, précisant que "les quantités de neige tombées sont supérieures à ce qui était attendu" et que "des plaques de verglas routiers se forment également". 

Outre les départements franciliens, la Manche, le Calvados, l’Orne, l’Eure ainsi que la Haute-Savoie, la Savoie et l’Isère sont aussi passés en alerte orange neige-verglas. À 5h30, on observait par exemple cinq centimètres à Caen-Carpiquet, trois centimètres à Toussus-le-Noble et à Évreux et deux centimètres à Paris-Montsouris et à Trappes.

"À 1°C près, tout peut changer"

"Un autre problème que connaît Météo-France, c'est la question de 'on sors les saleuses ou pas ?', c'est une responsabilité aussi", a par ailleurs souligné la cheffe du service météo de TF1, alors que le ministre des Transports Clément Beaune a quant à lui assuré que les moyens nécessaires avaient été déployés dès que possible. "Comme l'épisode a été plus précoce et plus fort que prévu, on a déployé, évidemment en activant la cellule de crise à ma demande dès le début de soirée, ces moyens dès que possible." 

"Plus d'anticipation que les années précédentes"

Si les prévisions météorologiques, et notamment les chutes de neige, restent "un exercice difficile" reconnait à son tour le ministre, il estime que les autorités ont "plus d'anticipation que les années précédentes grâce à Météo-France", ce qui permet d'agir "dès qu'on a une information actualisée."

Ce mardi matin, quelque "400 véhicules" étaient ainsi bloqués sur les routes d’Ile-de-France contre 1000 pendant la nuit, selon Clément Beaune. "Le secteur A12 et A13 est le plus touché", a-t-il confirmé, "avec encore 10 kilomètres de fermeture sur l'A13 pour quelques heures entre Rocquencourt et Orgeval." Une sorte de spécificité régionale, note le chasseur d'orage Etienne Farget sur le réseau social X : "Malheureusement, en Île-de-France, le moindre flocon a un fort impact."


Audrey LE GUELLEC

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