De nouvelles aurores boréales pourraient apparaître dans le ciel d'ici la fin du mois de mai.
La semaine dernière, le phénomène, visible dans de nombreux pays de l'hémisphère nord, dont la France, a ravi des milliers de personnes qui l'ont immortalisé en photo.

Ils sont des milliers à être désormais fascinés par ce phénomène lumineux unique et coloré qui apparait de façon exceptionnelle dans le ciel de l'hémisphère Nord. Normalement limitées aux latitudes élevées, des aurores boréales et australes, générées par des tempêtes solaires, ont récemment ébloui un grand nombre de Terriens avec un festival de couleurs dans le ciel nocturne jusqu'au Mexique ou encore le sud de l'Europe et de l'Afrique. 

Le week-end dernier, les aurores boréales ont ainsi fait sensation. De très nombreux clichés et vidéos les immortalisant ont d'ailleurs été postés sur les réseaux sociaux. Et selon les spécialistes, le phénomène pourrait bien se reproduire d'ici la fin du mois de mai et attirer encore une fois les spectateurs...

Visibles dans deux semaines ?

D'où viennent alors ces événements tant attendus ? Les aurores boréales apparues les 11 et 12 mai ont été causées par le plus puissant orage géomagnétique depuis les "orages d'Halloween", en octobre 2003, qui avaient provoqué des pannes de courant en Suède et endommagés des réseaux en Afrique du Sud.

Les orages géomagnétiques surviennent quand des flux de particules chargées électriquement sont expulsés depuis la surface du Soleil et atteignent la magnétosphère, le champ magnétique terrestre. Ces flux de particules sont particulièrement intenses lors des éjections de masse coronale, des éruptions très fortes survenant à proximité des taches solaires. Comme celle à l'origine des derniers évènements et d'une éruption particulièrement forte, mardi dernier.

Avec la rotation du Soleil, cette tâche se trouve près de la tranche de l'astre, déviant d'autant les flux de particules d'éventuelles éruptions. Mais d'ici environ deux semaines, elle se retrouvera à nouveau face à la Terre. 

Et dans l'intervalle, une nouvelle tâche "est en train d'apparaitre maintenant", et pourrait entrainer "une intense activité dans les prochains jours", a indiqué vendredi à l'AFP Alexi Glover, coordinateur de la météo spatiale à l'ESA.

L'activité solaire est "tout sauf terminée", selon cet expert, même s'il est difficile de prévoir la sévérité d'éventuelles éruptions ou si elles provoqueront des aurores boréales.  Les astronomes savent seulement que le Soleil approche d'un pic d'activité dans son cycle de onze ans. Les risques d'un nouvel orage géomagnétique sont donc au plus haut "entre maintenant et la fin de l'année prochaine", selon M. Bettwy, du Centre américain de prévision de météo de l'espace.


A.S

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