Le département de l'Hérault a été placé ce samedi en vigilance rouge pour pluie et inondation par Météo-France.
Ces pluies orageuses, qualifiées d'épisodes cévenols, ont atteint jusqu'à 500 mm sur le nord du département.
L'inconvénient, c'est qu'elles sont particulièrement difficiles à anticiper.

D'intenses précipitations ont frappé dans la nuit de vendredi à samedi l'Hérault qui a été placé en vigilance rouge pour pluie et inondation par Météo-France. Des "pluies orageuses peu mobiles sur les Cévennes" ont entraîné "ponctuellement 400 à 500 millimètres sur les hauts cantons de l'Hérault", et "de 150 à 170 mm sur les Cévennes gardoises", précise l'institut météorologique dans son dernier bulletin, maintenant en outre les départements du Gard et de la Lozère en vigilance orange pluie et inondation.

Comment anticiper ces phénomènes orageux ?

Ces épisodes méditerranéens, parfois qualifiés d’épisodes cévenols, sont des systèmes orageux très violents. Ils se déroulent généralement au début de l'automne et les départements victimes sont ceux qui ont sur leur territoire le massif des Cévennes : l’Hérault, le Gard, la Lozère et l’Ardèche. Leur particularité : ils touchent une aire géographique restreinte de quelques dizaines de kilomètres pendant une période de quelques heures seulement. Ils peuvent aussi se déplacer ou stationner au même endroit, ce qui rend très difficile la prévision de leur localisation précise. D'où cette vigilance qui court jusqu'en fin d'après-midi.

Ces phénomènes orageux sont par ailleurs difficiles à prévoir, en raisons des multiples facteurs concernés (vents, mer, températures...). Pour pallier ces difficultés, Météo France a développé un modèle informatique "Arome" qui permet de mieux prendre en compte les effets du relief et la nature des sols, ainsi que les diverses observations issues notamment des radars de précipitations. Il décrit aussi plus précisément les processus physiques responsables du déclenchement des orages. Leur développement et leur évolution sont ainsi simulés de manière plus réaliste, et la zone concernée de l'ordre de quelques dizaines de kilomètres.

Par ailleurs, de nouveaux radars sont régulièrement installés pour compléter le réseau de Météo-France. Neuf radars couvrent ainsi le littoral méditerranéen et la Corse. À cela s’ajoutent de nouvelles bouées pour renforcer le dispositif d’observation en mer. Elles améliorent la couverture en mer Méditerranée pour évaluer l’intensité des phénomènes météorologiques avant qu’ils touchent terre. Une bouée a été installée en juin 2023 au large d’Ajaccio, quatre autres seront déployées entre juin 2023 et fin 2024. 

Enfin, depuis 2022, le programme Météosat Troisième Génération a débuté avec la mise en orbite d’un nouveau satellite météorologique qui acquiert des informations qui vont permettre aux modèles météorologiques d’améliorer la détection des phénomènes dangereux.


V. F

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