Intempéries : comment se forment des grêlons aussi gros qu'une balle de tennis ?

Maxence GEVIN
Publié le 23 mai 2022 à 13h56
JT Perso

Source : TF1 Info

Le centre-ouest de la France a été touché dimanche par d'importants orages.
Ces intempéries ont été marquées par la chute de gros grêlons, dont certains étaient d'une taille impressionnante.
Comment expliquer un tel phénomène ?

Des images marquantes et des dégâts considérables. D'importants orages se sont abattus, dimanche 22 mai, dans le centre-ouest de la France. Les images impressionnantes ont été largement commentées sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes  partageant des photos de grêlons, dont plusieurs faisaient la taille d'une balle de tennis ou de baseball. À Châteauroux (Indre), par exemple, plusieurs véhicules et habitations ont été endommagés. 

Plus le grêlon reste dans les nuages, plus il devient gros

S'il est relativement rare, ce phénomène est relativement simple à expliquer. "La grêle se forme dans les colonnes d’air ascendant des orages. Dans cette zone, les vents font monter des milliers de micro-gouttelettes d'eau en altitude", rappelle à TF1info Emmanuel Wesolek, président de Keraunos, l’observatoire des tornades et des orages en France. "L'eau, une fois en haute altitude, gèle. Plus elle reste dans les nuages, plus elle va former des masses importantes", ajoute-t-il. "Les grêlons sont d’abord tout petits, puis ils agrègent de plus en plus de glace", souligne-t-il.

Autrement dit, les grêlons deviendront d'autant plus gros qu'ils resteront en altitude. "Quand l’air ascendant est suffisamment fort, la grêle en formation ne tombe pas et continue de grossir", confirme le scientifique. À un moment donné, ils deviennent tellement lourds qu'ils ne peuvent plus être retenus et finissent par tomber. Par conséquent, plus l'orage est violent - et génère des vents forts - plus les risques sont élevés d'avoir des averses de grêlons massifs. 

C’est quelque chose qui fait partie de la climatologie française

Emmanuel Wesolek

Pour autant, un tel phénomène n'est pas si exceptionnel. "On a un historique de grêle qui montre que l’on a déjà eu des perturbations aussi fortes, voire plus violentes, dans l’Histoire. Par exemple à la fin du XIXe siècle", affirme Emmanuel Wesolek. "C’est quelque chose qui fait partie de la climatologie française. Il n’y a pas davantage de très gros grêlons ces dernières années que dans le passé. Ce n'est pas de l’ordre du jamais vu", met-il en avant. "C’est donc difficile de lier un tel phénomène au réchauffement climatique", conclut-il. 

Dans la nuit de dimanche 22 à lundi 23 mai, Météo France a levé sa vigilance orange aux orages dans les 21 départements de l'Hexagone qui étaient jusqu'alors concernés. Une large majorité d'entre eux (86 au total) demeurent toutefois en vigilance jaune jusqu'à 16h00, ce lundi. 


Maxence GEVIN

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