VIDÉO - Orages dans le sud : ces "inondations éclair" sont-elles exceptionnelles ?

par V. F Reportage TF1 : Sylvie Pinatel et Matthieu Perrot
Publié le 14 juin 2023 à 23h34, mis à jour le 19 juin 2023 à 13h43

Source : JT 20h Semaine

Les orages qui balayent quotidiennement le sud de la France provoquent des montées des eaux très rapides.
Un phénomène que l'on appelle "inondations éclair".
Sont-elles plus nombreuses, et surtout peut-on les prédire ? Le 20H de TF1 fait le point.

Ces dernières semaines, des orages diluviens ont engendré ruissellements et "inondations éclair" dans le sud de la France, principalement des Bouches-du-Rhône à la Haute-Garonne. Avec à la clé des dégâts importants, et de grosses frayeurs. Ainsi, mardi 13 juin, la maire de Lourdios-Ichère, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été légèrement blessée après une crue subite qui a brièvement piégé une dizaine de personnes dans une école. Tandis que les fortes précipitations, parfois accompagnées de "chutes de grêle intenses", ont provoqué une montée des eaux sur le bassin de l'Adour et perturbé le trafic ferroviaire à destination de Pau, selon la préfecture.

Ces pluies sont-elles exceptionnelles ?

Il ne s’agit pas de perturbations classiques, c’est-à-dire de l’eau qui tombe pendant 24 heures sur une grande surface. Là, ce sont des orages qui durent une à deux heures et qui sont très localisés. Ce qui est surtout exceptionnel, c’est l’extrême violence de ces orages et leur répétition depuis un mois. 

Avec quelles conséquences ?

Selon Météo France, jusqu'à 150 mm d'eau sont ainsi tombés localement à Trets, commune du nord des Bouches-du-Rhône dont plusieurs rues ont été totalement inondées. Et pourtant la ville n’est pas située en zone inondable. Résultat, un pont s’est effondré sous le poids de l'eau. Car il est impossible pour la ville d’absorber ces quantités en si peu de temps. "C'est un héritage de l'urbanisation des trente, cinquante dernières années. Toute la voirie est bétonnée. L'eau a dévalé un boulevard pour descendre au point bas", explique le maire Pascal Chauvin, dans la vidéo du JT de TF1 en tête de cet article. 

Pour Stéphanie Bidault, chargée de la gestion des risques et des crises à l'Association des maires de France, "ces phénomènes d'orages se multiplient sur des villes très artificialisées". "En plus, quand vous avez du relief, c'est vraiment très soudain, ça s'arrête dans des zones de cuvette, et cette eau ruisselle", explique-t-elle. 

Que devient cette eau ?

En ville, elle s’infiltre par les égouts, dans les réseaux d'assainissement, souvent mal dimensionnés. Elle retourne aussi dans les fleuves et en ce mois de juin, c’est surtout la végétation qui l’absorbe. Les nappes phréatiques n’en profitent donc pas. Deux tiers d’entre elles sont toujours sous les normales.


V. F Reportage TF1 : Sylvie Pinatel et Matthieu Perrot

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