Orages en série : faut-il craindre une intensification de ces phénomènes ?

Léa Tintillier | Reportage TF1 Pierre Gallacio, Eric Berra
Publié le 6 juin 2022 à 10h17, mis à jour le 6 juin 2022 à 16h22

Source : TF1 Info

Les épisodes orageux donnant lieu à des chutes de grêle et des inondations se sont multipliés en mai.
Paradoxalement, ce mois a aussi été le plus chaud et le plus sec jamais enregistré.
Faut-il s’attendre à une intensification de ces phénomènes ?

Tout au long du mois de mai, les JT de TF1 vous ont montré des dizaines d’images de grêle, d’inondations surprises, de toitures à refaire suite à des orages... Est-ce alors une météo anormale ? Pour Louis Bodin, le spécialiste météo de la chaîne, "ce qui est exceptionnel, ce sont les températures qui ont été très élevées effectivement au mois de mai sur l’ensemble du pays, donc ça, ça veut dire accumulation de chaleur. Et donc, il est logique que derrière on ait des orages", explique-t-il, avouant toutefois que ces phénomènes arrivent"un peu tôt dans la saison". En effet, en mai, la température moyenne nationale, jour et nuit, a été de 17,8 degrés. Du jamais vu. 

Des régions davantage touchées ?

De fortes températures qui ont davantage impacté les villes que les campagnes. En effet, la chaleur emmagasinée la journée par les bâtiments et les routes est restituée durant la nuit. "En ville, on va avoir peut-être encore davantage de ce que l’on appelle des nuits tropicales, c’est-à-dire que la température ne va pas descendre en dessous de 20 degrés. On a observé ce mois de mai, par exemple à Paris, une nuit tropicale. C’est un phénomène qu’on observe d’habitude beaucoup plus tard", explique Alexane Lovat, ingénieure d’études à Météo-France, dans lea vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article. Là encore, une chaleur particulièrement précoce. 

Peut-on prévoir le risque de sécheresses ?

TF1

Une chaleur et un manque de précipitations qui ont amplifié la sécheresse qui frappe la France. Le ministère de la Transition écologique a publié une projection d’ici à la fin de l’été (carte ci-dessus) avec en rouge les 22 départements où le risque est le plus fort. Alors justement, à quoi s’attendre cet été ? Météo France a fait tourner ses ordinateurs à plein régime pour tenter de prédire les températures. Résultat : au nord du pays, il y aurait une chance sur deux qu’il fasse plus chaud que d’habitude. C’est deux chances sur trois au sud. "Le problème, reprend Louis Bodin, c’est que la fiabilité n’est pas encore très bonne. Donc ce n’est pas parce qu’on a cette période orageuse et un peu chaude qu’on va avoir l’été dans la même tendance. Ce sera peut-être totalement l’inverse ou pas d’ailleurs, mais en tout cas, on ne le sait pas aujourd’hui"

Prédire la météo au-delà d’une semaine reste, à ce jour, mission impossible. Mais avec le dérèglement climatique, une chose est sûre : les vagues de chaleur vont être de plus en plus nombreuses. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Pierre Gallacio, Eric Berra

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