Violents orages et énormes grêlons... un début d'été marqué par les intempéries

Orages à répétition : faut-il s’attendre à des phénomènes de plus en plus forts ?

TF1 | Reportage Marine Brossard, Frédéric Petit, Christophe Aragona
Publié le 24 juin 2022 à 13h04
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Cela fait un mois que les orages à répétition s’abattent sur la France, aucune région n’a été épargnée.
Combien de temps ces intempéries peuvent-elles durer, ont-elles un lien avec le dérèglement climatique ?
Le 20H de TF1 nous éclaire

Au total, près d’un jour sur deux, ce mois de juin aura été marqué par une vigilance orage. L’épisode semble interminable. Pourtant, rien d’anormal pour les météorologues après la période de canicule des dernières semaines.

"C'est normal entre guillemets, c'est une situation météorologique classique d'été. La seule chose un peu particulière, c'est que ce mois de juin est en passe d'être l'un des plus orageux depuis que l'on relève les impacts de foudre, c'est-à-dire 1989", précise Frédéric Nathan, prévisionniste chez Météo France.

Alors, la récurrence de ces orages, est-ce l’effet du réchauffement climatique ? Trop tôt pour l’affirmer. Les scientifiques manquent encore de recul sur ces phénomènes très localisés et difficiles à mesurer. Mais une chose est sûre, les fortes chaleurs favorisent la formation de plus gros cumulonimbus, ces nuages orageux dans lesquels se forment les grêlons. Plus le nuage est important, plus le grêlon a de la place pour grossir avant de tomber au sol.

"Pour chaque degré gagné, l’atmosphère stocke 7% de vapeur d’eau en plus"

Faut-il s’attendre à des phénomènes de plus en plus forts ? Très certainement. Plus les températures augmentent, plus l’évaporation, notamment des océans, s’accélère. C’est une règle physique : pour chaque degré gagné, l’atmosphère stocke 7% de vapeur d’eau en plus. "Si on a une quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère plus importante, on peut potentiellement avoir des quantités de précipitations plus importantes", explique Céline Planche, enseignante chercheuse au laboratoire de météorologie physique de l'université Clermont Auvergne.

L’épisode orageux se poursuit ce vendredi 24 juin. Il devrait être accompagné de très fortes pluies, de grêles et de violentes rafales de vent sur l’Ardèche, l’Isère et la Savoie.


TF1 | Reportage Marine Brossard, Frédéric Petit, Christophe Aragona

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