Météo : un début d'été "particulièrement humide", records de pluie dans certaines villes

M.L.
Publié le 14 juillet 2021 à 6h38
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Source : Météo

PLUVIOMETRIE - Le mois de juin et les premières semaines de juillet ont été marquées par d'importantes précipitations dans une bonne partie de la France. Une "situation très contrastée selon les régions", nuance Météo-France.

Un début d’été en nuances de gris : c’est le sentiment persistant cette année pour une bonne partie de la France, contrainte de sortir les parapluies. Au point que le mois de juin aura été marqué par des inondations dans l’Oise, l’Orne, la Marne, la Gironde, l’Ain, la Seine-et-Marne… Plus récemment, c’est l’Alsace qui a fait les frais d’intempéries. À Hégenheim (Haut-Rhin), de l’aveu du maire, "on aura rarement vu un été avec autant d'eau".

"Hormis dans le sud-est, ce début d’été est particulièrement humide", abonde Guillaume Woznica, présentateur météo pour LCI, qui note que dans certaines villes de l’ouest sont tombés "des records de pluie depuis le 1er juin, parfois vieux de 63 ans !" Et de citer notamment Tours, Rennes, Cognac et Dinard, toutes quatre présentant des cumuls de précipitations compris entre 164 et 186 mm sur un mois et demi.

Un constat partagé par Météo-France dans son bilan hydrologique du 1er juillet. "La pluviométrie a été excédentaire de plus de 25% sur une grande partie de l’Hexagone, relèvent ses auteurs. Les cumuls ont souvent atteint une fois et demie à trois fois la normale de la frontière belge au nord de l’Auvergne et à la Nouvelle-Aquitaine ainsi qu’en Alsace et plus localement du Jura aux Cévennes." Mais l’organisme attire l’attention sur les disparités géographiques : le sud, notamment la Corse, le Gard ou encore les Alpes-de-Haute-Provence, a connu des situations de sécheresse dans la même période.

Assez intuitivement, dans un certain nombre de départements, l’humidité a été associée à un déficit en vitamine D : on a globalement peu vu de lumière. C’est notamment le cas sur la pointe bretonne, avec un ensoleillement en recul de "-20% à -30% par rapport à la normale", relève Météo-France. Mais 2021 s’inscrit tout de même dans la lignée d’étés souvent caniculaires. Du 1er juin au 11 juillet, la température moyenne en France était de 20,2°C, ce qui en fait le "neuvième début d’été le plus chaud depuis 1947".

Pour autant, l’attente des beaux jours risque bien d’encore se poursuivre. Ce mercredi 14 juillet, la Fête nationale devra triompher des averses orageuses du Massif central au Rhône-Alpes, avec des précipitations soutenues sur le Grand-Est. Si le sud devait rester au sec, les températures resteraient en dessous des normales saisonnières, selon Météo-France – avec, tout de même, jusqu’à 31 degrés les pieds au bord de la Méditerranée. 


M.L.

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