Météo-France a publié mardi son bulletin des grandes tendances pour les trois mois à venir, soit juin, juillet et août.
Selon l'établissement public, des conditions plus chaudes que la normale en France "sont les plus probables" pour cet été.
Il ne s'agit toutefois pas de prévisions météorologiques, rappelle Météo-France.

Des tendances qui se dessinent. Comme il le fait chaque mois, Météo-France a publié ce mardi son bulletin des tendances pour les trois mois à venir, soit juin, juillet août 2024. Et selon l'établissement public, des conditions plus chaudes que la normale en France "sont les plus probables" pour cet été.

"Le scénario d’un trimestre plus chaud que la normale est le plus probable pour la France. Cette probabilité est plus marquée pour les régions méditerranéennes", a annoncé Météo-France, qui précise toutefois qu'il s'agit bien là de "prévisions probabilistes" et non de prévisions météorologiques. 

Le Sud plus sec que la normale ?

Selon ces probabilités, donc, il y a 50% de chance que la France métropolitaine connaisse un été météorologique (juin-juillet-août) plus chaud que les normales, 30% conforme aux normales et 20% plus froid, des chiffres identiques à une communication précédente pour la période mai-juin-juillet. Sur le bassin méditerranéen, le scénario est légèrement différent : il y a 70% de chance que le scénario "plus chaud" se produise, 20% de chance que celui "conforme" se concrétise et 10% de chance que la région connaisse un été "plus froid que les normales de saison".

Concernant les tendances pour les précipitations, "le Sud-Ouest et le pourtour méditerranéen seront probablement plus secs que la normale alors qu’aucune tendance n’est privilégiée pour le reste du territoire", explique Météo-France. Ce scénario "n'exclut pas des épisodes ponctuels avec une pluviométrie pouvant être localement importante", avertit toutefois l'établissement public. Selon son bilan, dans les régions les plus méridionales de l’Hexagone et en Corse, il y a 25% de chance que le scénario "plus humide que les normales de saison" se concrétise, 25% de chance qu'il s'agisse plutôt du scénario "conforme aux normales de saison" et 50% de chance que le scénario "plus sec que les normales de saison" se produise. 

Trop tôt pour établir des prévisions pour les JO

Météo-France précise toutefois qu'il est "trop tôt pour prévoir les conditions météorologiques de cet été semaine par semaine", mettant ainsi en garde contre les conclusions hâtives. Le bulletin qu'il produit chaque mois "s'efforce seulement de déterminer les tendances attendues en moyenne sur le trimestre" ; à noter aussi que "les performances de ces prévisions probabilistes à grande échelle sont très variables selon le lieu, la saison et le paramètre météorologique concerné", souligne Météo-France.

Ainsi, il n'est par exemple pas possible de prévoir si l'été sera caniculaire ou non ; facteur qui peut influencer l'organisation de certaines épreuves sportives. Justement, Météo-France ne peut pas non plus établir de prévisions pour les Jeux olympiques de Paris, qui se dérouleront du 26 juillet au 11 août, pour le moment. Par ailleurs, le service officiel affirme que les canicules "sont bien anticipées quelques jours à l'avance, difficilement au-delà de 8 jours".

En 2023, année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, l'été dans l'hémisphère nord a été le plus chaud en 2000 ans, selon une étude publiée mardi 14 mai dans la revue Nature.


N.K avec AFP

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