Sécheresse : 20 départements touchés par des restrictions, 12 de plus qu'il y a un an

par I.N avec AFP
Publié le 3 mai 2023 à 19h43, mis à jour le 3 mai 2023 à 20h09

Source : JT 20h Semaine

D'après le ministère de la Transition écologique, 20 départements sont déjà touchés par des restrictions sur l'usage de l'eau.
En 2022, année d'une sécheresse "historique", il n'y en avait que 8 à cette période.

Les mesures de restrictions se multiplient. De nombreux départements de France métropolitaine sont désormais concernés par une limitation des usages de l'eau en raison de la sécheresse, beaucoup plus qu'au printemps 2022. D'après les chiffres du gouvernement consultés par l'AFP, 20 départements sont touchés, contre huit l'an dernier à la même époque.

Le niveau "crise" est atteint dans des territoires situés dans trois départements (Bouches-du-Rhône, Gard, Var), selon ces données. Aucun n'était concerné il y a un an. Dans ces zones, l'arrosage des espaces verts, le lavage de voitures dans les stations ou le remplissage des piscines privées sont ainsi interdits. Des interdictions d'irrigation s'appliquent aussi aux agriculteurs. De telles mesures de crise doivent aussi entrer en vigueur le 10 mai dans les Pyrénées-Orientales, a indiqué le préfet du département fin avril.

75% des niveaux des nappes sous les normales

Neuf départements sont concernés au moins partiellement par une "alerte renforcée", contre seulement trois il y a un an. Huit le sont par une simple "alerte", contre cinq en 2022. Ces seuils impliquent des restrictions plus ou moins drastiques. L'arrosage des pelouses est par exemple interdit en "alerte renforcée", mais la restriction ne concerne que la plage horaire 11h-18h en "alerte" simple.

"La France connaît une sécheresse météorologique préoccupante. Au 1er avril, 75% des niveaux des nappes restent toujours sous les normales mensuelles", a rappelé le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, dans une déclaration transmise à l'AFP. "Depuis février, ma demande n'a pas changé : pour anticiper l'été 2023, les préfets ne doivent pas avoir la main qui tremble lorsque des décisions de restriction sont nécessaires."

Le Bureau de recherches géologiques et minières a alerté mi-avril sur le risque "avéré" de sécheresse estivale pour certaines régions. Les pluies de mars n'ont pas suffi à recharger les nappes phréatiques en France, dont 75% restent à des niveaux modérément bas ou très bas, constatait-il alors.


I.N avec AFP

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