Ces dernières nuits, des températures négatives ont été enregistrées dans de nombreuses régions.
Dans les Alpes-Maritimes et le Var, nos équipes ont rencontré des agriculteurs qui ont déjà perdu une partie de leur récolte.

Des plants d'oignons tranchés, lacérés par la glace. C'est le résultat d'une nouvelle tempête de grêle, la deuxième en à peine cinq jours à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Du côté des parcelles d'artichauts, le même constat, désolant. "Vous avez des impacts sur l'artichaut. En vente, malheureusement, les gens veulent que ce soit beau", constate Pascale Fenochio, maraîchère à "Les légumes de Saint-Paul". 

Elle vend ses artichauts habituellement à 1,50 euro pièce. Augmenter les prix pour compenser les pertes est impensable, selon elle. "On ne peut pas augmenter les prix. c'est pas possible. À un moment, le consommateur doit manger donc si c'est pour perdre de la clientèle et qu'elle aille des produits étrangers, ça ne sert à rien. Il faut vendre notre production donc c'est nos marges, qui sont déjà faibles, que nous allons devoir rogner", déplore-t-elle. Les pertes sont déjà estimées à environ 20.000 euros. Avec son mari, Pascale cultive trois hectares entièrement bio, mais qui n'ont pas été assurés contre la grêle, rarissime dans les Alpes-Maritimes. "Ça coûte très très cher et ce n'est pas envisageable sur des petites cultures. On ne se fait pas assurer sur la grêle. Donc comme c'est un dommage qui est assurable, on ne reçoit pas d'aides", raconte-t-elle à notre micro.

Un peu plus à l'ouest dans le Var, c'est le gel qui a terrassé les vignes du Domaine Vignelaure. Il a fait -4°C dans la nuit du lundi 22 avril, alors que les plants de sauvignon blanc et de grenache commençaient à bourgeonner suite aux très fortes températures du début avril. Le scénario le plus redouté par les viticulteurs. "La semaine dernière, on peut estimer que 80 à 90% avaient été touchés. Avec le gel de cette nuit, les 10-20% qui avaient survécu, ils ont été aussi fortement impactés", nous confie dépité Michel Caral, chef des cultures du Domaine Vignelaure. 

Ces vignes ne donneront aucun fruit cette année 2024. Conséquence directe et désastreuse dans les caves du domaine, il n'y aura pas de rosé l'an prochain.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Julien Garrel, Pauline Lefrançois, Didier Laborde

Tout
TF1 Info