L'Amérique du Nord frappée par une canicule sans précédent

48°C en Russie, 46,6°C au Canada... des températures caniculaires qui inquiètent les scientifiques

La rédaction de LCI
Publié le 29 juin 2021 à 13h17, mis à jour le 30 juin 2021 à 12h28
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE - Ces derniers jours, des records de températures ont été atteints, au Canada, au nord-ouest des États-Unis et en Sibérie, provoquant des alertes à la chaleur dans trois provinces et deux territoires arctiques ce dimanche 27 juin.

Triste record pour le village canadien de Lytton. Le thermomètre de cette petite commune de Colombie-Britannique a grimpé jusqu’à 46,6°C. Une chaleur inédite pour le pays nord-américain. La température la plus élevée jamais enregistrée dans le pays était auparavant de 45°C dans deux villes de la province du Saskatchewan le 5 juillet 1937.

Comme à Lytton, ce dimanche, plus de quarante nouveaux records de température ont été enregistrés en Colombie-Britannique au cours du week-end, notamment dans la station de ski de Whistler. Et les hautes pressions qui emprisonnent l’air chaud dans la région devraient s’y maintenir pendant la semaine.

Environnement Canada a émis des alertes pour la Colombie-Britannique, l’Alberta et certaines parties du Saskatchewan, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. "Une vague de chaleur prolongée, dangereuse et historique persistera tout au long de cette semaine", a prévenu l’organisme. "Les températures de l’après-midi devaient dépasser 30°C dimanche et atteindre un pic de près de 40°C dans certaines régions en milieu de semaine", ajoute-t-il. C’est dix à quinze degrés de plus que la normale.

"Il fait plus chaud dans certaines parties de l’ouest du Canada qu’à Dubaï", a déclaré le climatologue en chef d’Environnement Canada, David Phillips. 

"Une vague de chaleur prolongée, dangereuse et historique"

Les magasins sont en rupture de stock de climatiseurs et de ventilateurs tandis que les villes ont ouvert des centres de rafraîchissement et que des campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont été annulées et des écoles fermées. La consommation électrique en Colombie-Britannique a atteint des sommets tandis que les habitants tentent de se rafraîchir.

De l’autre côté de la frontière, les services météorologiques américains ont également lancé des alertes concernant une "dangereuse vague de chaleur", affectant particulièrement les États de la côte nord-ouest, Washington et l'Oregon.

"La vague de chaleur historique dans le Nord-Ouest va continuer pendant la majorité de la semaine à venir, avec, en perspective, de nombreux records quotidiens, mensuels et même jamais vus", a averti le National Weather Service, le service météorologique des États-Unis. La température prévue pour dimanche à Portland, dans l’Oregon, était de 44°C et cela devait encore être le cas lundi. Le thermomètre devait afficher un record absolu, à 40°C, à l’aéroport international de Seattle-Tacoma dimanche et le dépasser largement, pour atteindre 43,9°C lundi.

De l'autre côté de l'Arctique, la Sibérie, et en particulier la République de Sakha, connaît, elle aussi, une canicule persistante. Selon Copernicus, le programme d'observation de la Terre de l'Union européenne, le 21 juin dernier, la température de la surface terrestre a largement dépassé les 35°C dans toute la Sibérie, avec des pics de 48°C près de Verkhojansk, 43°C à Govorovo et 37°C à Saskylah. À Saskylah, une température de 31,9 °C a été enregistrée, soit la valeur la plus élevée depuis 1936 avant le solstice d'été.


La rédaction de LCI

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