Les orages ont causé d'importants dégâts sur les cultures dans les départements du sud-est.
Des champs ont été ravagés, des vignes dévastées ou inondées juste avant les vendanges.
Nos équipes sont allées à la rencontre de producteurs dans le Var.

Dans les vignobles autour de Hyères, certains ont échappé à la grêle, mais pas Olivier Deforges. "C'est un carnage", dit-il. 26 hectares de vignes, des feuilles perforées et sur chaque grappe, ou presque, des grains perdus. "La grêle est venue taper directement le raisin. Comme ils gorgeaient de jus, ça les ouvre et les éventre totalement", indique-t-il

Quelques grains de raisin abîmés par grappe peuvent paraître peu. Mais à l'échelle d'un vignoble entier, les pertes sont conséquentes."On est à peu près sur un dégât entre 15 et 20 %. C'est assez déprimant parce que c'est le travail d'une année qui est perdu sur un quart d'heure, même pas, 5 à 10 minutes", poursuit le propriétaire du viticole "Clos Cibonne"- Le Pradet (Var).

Le découragement est encore plus ressenti chez une maraîchère. Pour cause, Marine Bruno est à 100 % de perte sur les courgettes, 75 % sur les aubergines et les poivrons. À première vue, on ne s'en rend pas forcément compte. Mais en ouvrant un poivron, on s'aperçoit très vite que le produit est "pourri" et "n'est plus consommable".

Les épisodes de gel au printemps, les inondations, la nature s'est montrée sévère avec la jeune femme. Elle se sent aujourd'hui démunie, voire abandonnée. "Ça fait dix ans que je suis installée. La seule aide que j'ai eue, c'est l'année dernière pour le gel. J'avais perdu 20.000 euros de pommes de terre, j'ai eu 2100 euros... C'est vrai qu'on se dit, est-ce qu'on continue ? Est-ce que c'est le bon choix pour nos enfants ? Heureusement que j'ai mon mari qui n'est pas agriculteur, qui a un salaire", confie Marine.


TF1 | Reportage F. Agnès, C. Souhaut

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