Violents orages et énormes grêlons... un début d'été marqué par les intempéries

Météo : trois questions sur les phénomènes violents qui s'enchaînent

M.D. | Reportage Laura Adda, Frédéric Dufour
Publié le 22 juin 2022 à 11h03
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les orages se sont multipliés en France ces derniers jours et semaines, causant des dégâts importants dans plusieurs régions.
Comment expliquer l'intensité et la fréquence de ces phénomènes ?

Une vague de chaleur intense et exceptionnellement précoce, suivie dans la foulée d'orages extrêmement violents : c’est la troisième fois que la France est confrontée à un tel épisode en moins d’un mois. Des grêlons de la taille de balles de golf sont tombés sur la métropole bordelaise en début de semaine. Ce week-end, un violent coup de vent a fait un mort et plusieurs dizaines de blessés sur la côte normande. Et l'état de catastrophe naturelle a été reconnu pour plusieurs communes qui ont subi des dommages liés aux inondations et coulées de boue début juin. De quoi s’interroger sur la fréquence de ces phénomènes météorologiques. Existe-t-il un lien entre eux ? Peut-on les prévoir avec davantage de précision ? Le 20H de TF1 se penche sur ces questions dans la vidéo en tête de cet article.

Ce phénomène est-il exceptionnel à cette saison ?

Non, en tout cas si l’on revient sur ces trois dernières années. S’ils sont plus souvent filmés et diffusés sur les réseaux sociaux, ils ne sont pas plus nombreux. Ainsi, il y a quasiment un an, le 29 juin 2021, un violent orage de grêle avait déjà eu lieu dans les Vosges. C'était aussi le cas en Dordogne à la même époque de l'année, tout comme dans la Creuse un an plus tôt, en juin 2020.

Les orages sont-ils plus violents cette année ?

Oui, ces phénomènes ont gagné en intensité et sont également plus récurrents. En cause, la vague de chaleur qui a submergé la France au cours des dernières semaines. À cela s’ajoute une perturbation venue du nord, la goutte froide, qui semble s’être bien installée au-dessus de notre pays depuis ce week-end. "On a de l’air chaud qui s’est accumulé en basse couche. Et quand on dit de l’air chaud, c’est de l’air extrêmement chaud. Et, en plus, avec les nuages qui se s’approchent, on a de l’air très froid en altitude. À cause de cette énorme amplitude thermique, cela provoque des orages extrêmement violents", décrypte Evelyne Dhéliat, cheffe du service météo de TF1 et LCI.

Peut-on améliorer leur prévision ?

Il est difficile de le connaître exactement. Il s’agit en général de phénomènes très localisés. Ils dépendent aussi d’autres paramètres géographiques. "Ces chutes de grêle localisées et ces fortes intensités pluvieuses sont difficiles à appréhender par nos modèles, en raison du fait qu’elles vont dépendre des conditions locales de température et d’humidité qui, elles, vont dépendre du type de sol, de végétation et de relief", explique au micro de TF1 Christelle Robert, prévisionniste à Météo France. 


M.D. | Reportage Laura Adda, Frédéric Dufour

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