Retour du froid polaire ce week-end : jusqu’où les températures vont-elles descendre ?

Guillaume WOZNICA
Publié le 31 mars 2022 à 20h14, mis à jour le 1 avril 2022 à 12h07
JT Perso

Source : TF1 Info

Après la neige de cette fin de semaine, c’est le froid qui s’apprête à revenir en force.
Les gelées vont ainsi se généraliser et s’accentuer ce week-end, n’épargnant que le pourtour méditerranéen.
Les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi seront les plus froides de cet épisode avec des pointes à -5°C possibles.

Depuis ce jeudi, le flux s’est orienté plein nord sur le pays, permettant ainsi à une masse d’air d’origine polaire de s’infiltrer par les Hauts-de-France. Elle englobe désormais l’ensemble du territoire, ou presque, avec à la clé des températures devenant hivernales et de la neige jusqu’en plaine. Si, dans un premier temps, ce sont ces chutes de neige qui sont surveillées, notamment dans le nord et le centre du pays, c’est le froid qui méritera d’être scruté à partir de ce week-end en raison de gelées devenant de plus en plus sévères… 

Entre -5 et 0°C sur les 4/5e du pays

Alors que les premières températures faiblement négatives apparaissent ce vendredi matin, le froid va véritablement s’accentuer à l’approche du week-end. Ainsi, ce 1er avril s’annonce comme l’après-midi le plus froid d’avril depuis 26 ans, avec une moyenne nationale estimée à 9°C. Pour retrouver une valeur inférieure, il faut remonter jusqu’au 3 avril 1986… Une situation pas banale donc, mais aucun record ne devrait être battu selon Météo-France. Ces températures hivernales s’accompagneront également d’un puissant vent de nord, renforçant au passage l’impression de froid. 

Outre ces valeurs anormalement basses pour un après-midi de printemps, les minimales inquiètent davantage. Les agriculteurs, céréaliers, viticulteurs ou arboriculteurs s’apprêtent à passer des nuits difficiles en raison des gelées qui s’annoncent localement fortes, laissant craindre des conséquences aussi désastreuses que l’année dernière où l’épisode de gel du début avril avait été qualifié de "plus grande catastrophe agronomique du siècle" par le ministre de l’Agriculture.

Dès samedi matin, le froid va ainsi s’accentuer avec des gelées dans toute la moitié nord, hormis près des côtes, ainsi que du Midi toulousain aux départements alpins. Les minimales s’établiront le plus souvent entre -2 et 0°C sous abri, jusqu’à -5°C dans les Monts d’Auvergne et -10 à -12°C en altitude dans les Alpes et les Pyrénées. La nuit suivante, le gel deviendra plus marqué avec des minimales s’établissant dimanche matin entre -4 et -2°C sur les 3/4 du pays. Seul le pourtour méditerranéen sera cette fois-ci épargné. Localement, des pointes à -5°C seront possibles dans l’intérieur de la Normandie, en Bourgogne ou encore à proximité du Massif Central. En montagne, le froid sera tout aussi vif que la veille. 

La nuit de dimanche à lundi sera également l’une des plus froides de cet épisode, le pic pourrait même être atteint dans l’est avec des valeurs autour de -5°C - seuil à partir duquel les gelées sont qualifiées de "fortes" en météo - attendues en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes. Seules les zones situées en bord de Manche et les Hauts-de-France connaîtront une légère hausse, les valeurs demeurant également positives près de la Grande Bleue. 

Mardi, cette vague de gel prendra fin dans toute la moitié nord et dans l’ouest du pays avec le retour d’un air océanique et de températures comprises entre 3 et 8°C au réveil. Il faudra en revanche rester méfiant des Pyrénées aux Alpes où de faibles gelées sont encore attendues jusqu’en plaine avant l’arrivée de la douceur mercredi. Mais attention, le froid restera en embuscade, pouvant même revenir en fin de semaine prochaine selon certains scénarios, à confirmer.

Des incertitudes sur l’intensité du gel

L’inquiétude est donc une nouvelle fois de mise pour les professionnels déjà durement touchés l’année dernière. Néanmoins, les météorologues se veulent un peu plus rassurants qu’en 2021, cet épisode s’annonçant moins intense, moins durable et moins étendu qu’il y a un an. De plus, la végétation et les cultures sont à un stade un peu moins avancé qu’en 2021. 

Par ailleurs, des incertitudes persistent sur cet épisode de gel en raison de la présence d’un vent de nord sensible qui pourrait limiter la baisse des températures au cours de la nuit, notamment en vallée du Rhône. Même chose pour la couverture nuageuse : si les nuages venaient à être un peu plus nombreux que prévu, le gel pourrait être moins sévère. Un ou deux degrés moins froids qui seraient particulièrement les bienvenus…


Guillaume WOZNICA

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