Dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 mai, l’Yonne a subi de grosses averses de grêle.
Sur la commune de Chablis, certains viticulteurs ont déjà perdu la totalité de leur future récolte.
TF1 a rencontré l'un d'eux, qui ne peut que constater les dégâts.

À Lignorelles, petite commune de l’Yonne, David Depuydt, viticulteur du Domaine de la Genillotte, n'avait jamais vu ça. "On est abasourdi quand on voit un travail comme cela. C'est le travail d'une année et en 20 minutes, il n'y a plus rien", explique-t-il dans le reportage du 13H ci-dessus. Les 16 hectares de vigne de ce professionnel ont été entièrement détruits par les orages et la grêle, survenus cette semaine. 

"Les petits points noirs que vous voyez, ce sont des impacts de grêle. [...] C'est une perte sèche là... On ne va pas dire que l'on va récolter un petit peu. Quand vous voyez l'état des vignes, là, c'est zéro", estime David Depuydt en montrant les dégâts à la caméra de TF1. 

Résultat : plusieurs centaines de milliers d'euros perdus. David et Chantal Depuydt espèrent pouvoir être indemnisés par leur assurance. "Le dossier est monté, et un expert va passer pour estimer le pourcentage de dégâts. Cela va nous permettre de couvrir une partie de nos charges fixes", espère la viticultrice. 

Un surplus de vin qui ne peut pas être commercialisé

Concrètement, que demandent les viticulteurs ? C’est tout simplement de pouvoir mettre de côté plus de vin lorsque les années sont bonnes. Aujourd'hui, sur 7.000 litres de vin produits, 6.000 litres peuvent être mis en bouteille et 1.000 litres peuvent être stockés.

C’est ce stock que les viticulteurs aimeraient pouvoir augmenter, car pour l'instant, ce surplus ne peut pas être commercialisé, ce que regrette le viticulteur Laurent Vocoret : "Cela veut dire qu'il y a du vin qui va être détruit et qui aurait pu être utilisé. Aujourd'hui, il y a des collègues qui ont entre 80 et 100 % du domaine qui ont été secoués. Ils auraient bien aimé avoir un peu plus".

Pour lui, il y a du vin qui va être détruit qui aurait pu être utilisé. Sur les 5.000 hectares de vignes de la région, 1.250 hectares auraient été détruits par la grêle, l'équivalent d’un quart de l'appellation Chablis.


La rédaction de TF1info | Reportage : Léa Deschateaux, Cléa Jouanneau

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