En ce moment, les barrages hydroélectriques tournent à plein régime.L'eau produit 18% de notre électricité nationale en cette fin d'année, contre 11% en moyenne les années précédentes.Une énergie propre d'avenir, dans laquelle EDF compte bien investir encore.
C'est une retenue artificielle de 1,2 milliard de mètres cubes d'eau, que l'on découvre dans le reportage du 20H ci-dessus. Cet été 2023, le niveau du lac de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes) avait baissé de plus de dix mètres. Aujourd'hui, la situation a bien changé : les récentes précipitations et la fonte des neiges précoces l'ont rempli à 93,5%. Une réserve d'eau stratégique pour EDF, comme l'expliquent ses responsables au micro de TF1.
Amélioration du rendement en vue
Ce vendredi 15 décembre, les barrages hydrauliques ont fourni 18% de l'électricité française. Ce qui a permis de réduire l'utilisation des réacteurs nucléaires et d'arrêter les centrales à charbon et au fioul. Pour améliorer encore les capacités de stockage des barrages, la direction d'EDF souhaite les moderniser, notamment en les rehaussant de plusieurs mètres – sans construction de nouvelles implantations.
Trop d'eau dans les rivières peut aussi devenir un problème, comme au barrage de Saint-Égrève. Avec 1200 mètres cubes d'eau boueuse par seconde, on atteint un débit qui peut endommager les turbines. Il est impossible de produire de l'électricité dans ces conditions, mais elles vont redémarrer dès ce lundi, et à plein régime. EDF gère 600 barrages situés principalement dans les massifs montagneux. C'est ce qui fait de la France le troisième producteur d'électricité hydraulique en Europe.
