VIDÉO - De Lothar à Ciarán : comment la France a appris à se protéger face aux tempêtes

par La rédaction de TF1 | Reportage : Delphine Sitbon, Nicolas Hesse, Kévin Gaignoux
Publié le 2 novembre 2023 à 11h43

Source : JT 20h Semaine

La tempête Ciarán en rappelle d'autres, notamment celles de 1999, Lothar puis Martin, qui avaient provoqué des dégâts considérables et causé la mort de dizaines de personnes.
Des précédents qui ont surtout entraîné une prise de conscience concernant l'importance de la protection et de l'anticipation.
En témoigne la naissance, en 2001, du système de vigilance de Météo-France.

Chaque Français ou presque s'en souvient : des toits qui s'envolent, des avions qui tanguent, des arbres arrachés... En 1999, à la fin du mois de décembre, les tempêtes Lothar puis Martin, deux des plus violentes que l'Hexagone ait jamais connu, avaient provoqué des dégâts spectaculaires et causé la mort de 92 personnes. 

D'une étendue bien plus importante que Ciarán, cantonnée cette fois pour l'essentiel au quart nord-ouest du pays, et tout particulièrement au littoral, ces deux événements météorologiques successifs ont entraîné une prise de conscience quant à l'importance de la protection et de l'anticipation.   

On n'avait pas cette culture du risque
Fabien Gabory, président de la communauté de commune de l'île de Noirmoutier

Plus de 20 ans plus tard, le maire de Noirmoutier-en-l'Île (Vendée), Yan Balat, a pris les devants. "Aujourd'hui, on anticipe beaucoup plus les choses", souligne l'édile dans le reportage du 20H de TF1 à retrouver en tête de cet article, en montrant le groupe électrogène installé par la municipalité pour pallier toute éventuelle difficulté. Après la tempête Xynthia, en 2010, de nombreuses digues ont également été rehaussées et sont aujourd'hui mieux entretenues. "Avant, on n'avait pas cette culture du risque", abonde Fabien Gabory, le président de la communauté de commune de l'île vendéenne. 

Côté infrastructure, pour éviter les dégâts et les coupures de courant, des milliers de kilomètres de lignes à haute tension ont par ailleurs été enterrés depuis 20 ans.

Des alertes toujours plus efficaces

L'année 1999 a aussi - et surtout - marqué le point de départ de la réflexion lancée par Météo-France, à la demande du gouvernement, pour améliorer l'information des populations. Un travail qui a abouti à la naissance, en 2001, du système de vigilance météorologique, désormais entré dans la vie quotidienne.

Des alertes qui, année après année, continuent de gagner en efficacité. "On prévient le plus en amont possible la population de ce qu'il va arriver", explique Philippe Gustin, préfet de Bretagne, depuis la cellule de crise installée à Rennes (Ille-et-Vilaine) en prévision de la tempête Ciarán. Depuis un an, les mises en garde se font également par SMS, en plus d'être affichées dans la rue ou scandées par la police municipale. Les habitants des trois départements placés en vigilance rouge ont ainsi reçu ce type de messages sur leurs téléphones. 

Pour éviter les accidents, ces consignes doivent être absolument respectées, insiste le commandant Éric Brocardi, porte-parole des pompiers, qui rappelle aussi la nécessité de "prendre des nouvelles des personnes les plus vulnérables de sa famille, les personnes âgées notamment"


La rédaction de TF1 | Reportage : Delphine Sitbon, Nicolas Hesse, Kévin Gaignoux

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