VIDÉO - Vaches malades, champs incultivables : les agriculteurs du Pas-de-Calais durement affectés par les inondations

par La rédaction de TF1info | Reportage : Vincent Lamhaut, Tanguy Joire
Publié le 12 novembre 2023 à 12h08

Source : JT 20h WE

De nombreux professionnels du Pas-de-Calais ont perdu leur outil de travail dans les inondations.
Pour les agriculteurs, le bilan est particulièrement lourd, au point que l'année à venir est incertaine.
Les troupeaux sont atteints, et des champs resteront incultivables pendant des mois, voire des années.

Les vaches de Thomas Quandalle, à Bréxent-Énocq (Pas-de-Calais), sont épuisées après plusieurs jours d'inondations. L'une d'elles a dû être opérée d'urgence, et les autres sont quasiment toutes malades. "Elles mangent beaucoup moins depuis une semaine. Donc, une baisse d'ingestion implique directement une baisse de la production laitière", déplore le jeune agriculteur dans le reportage de TF1 en tête de cet article.

Élan de solidarité

Il a déjà perdu un tiers de son chiffre d'affaires. À l'intérieur des étables, cinq veaux ont pu être placés à l'abri et au sec. Les autres ont été accueillis par un autre agriculteur. Il y a eu un élan de solidarité, que constate Thomas. "J'ai reçu énormément d'appels, de messages de collègues agriculteurs prêts à venir m'aider. Des gens que je connais, des gens que je ne connais pas du tout ", témoigne-t-il.

C'est le capital bonne terre qui est parti à la mer, et il ne reviendra jamais
Bernard Quandalle, agriculteur

Les inondations ont eu des conséquences sur d'autres secteurs agricoles du Montreuillois. On peut par exemple observer un champ de betteraves complètement gorgé d'eau, générant des pertes qui pourraient coûter 50.000 euros à son exploitant. À cause de la coulée de boue, Bernard Quandalle a perdu une partie de son champ de blé, et nous explique la gravité de la situation. "C'est le capital du paysan, c'est le capital bonne terre qui est parti à la mer, et il ne reviendra jamais"

Les inondations ont arraché une couche importante de sa terre, ce qui risque de le contraindre à changer de cultures. "Dans vingt ans, il manquera 7 à 8 centimètres de bon limon, on ne pourra plus planter de patates ou de betteraves, parce que ce sera appauvri", prédit-il. Pour sauver ce qu'il reste de leur récolte, les agriculteurs espèrent une accalmie, après des semaines d'intempéries qui ont saturé les sols.


La rédaction de TF1info | Reportage : Vincent Lamhaut, Tanguy Joire

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